ABD EL-KRIM (1882-1963)

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Abd el-Krim

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La défense de Tétouan

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Guerre du Rif

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L'exil

Le gouvernement français riposte en envoyant des renforts considérables, en unifiant le commandement militaire sous l'autorité du maréchal Pétain. Un accord est conclu avec l'Espagne pour une action commune. Les pourparlers de paix d'Oujda ayant échoué (mars 1926), une offensive générale franco-espagnole, sous l'énorme masse de son armement et le nombre de ses bataillons, écrase les troupes de l'émir. Abd el-Krim se rend le 27 mai ; le 27 août, il quitte Fès, exilé dans l'île de la Réunion.

Là, Abd el-Krim vit au milieu de nombreux enfants, les siens, ceux de son frère et de son oncle, dans l'atmosphère, recréée, de la civilisation villageoise du Rif. À plusieurs reprises, en 1932 et en 1936, il est question de son transfert en France. Il ne l'obtient qu'en mai 1947. Au cours de l'escale en Égypte, il s'échappe du navire qui le transporte et trouve asile au Caire (31 mai 1947).

Avec Bourguiba et les leaders nationalistes marocains Abd el-Khaleq Torres et Allal el-Fassi, il fonde, au Caire, le 9 décembre 1947, un Comité de libération du Maghreb arabe dont il est président à vie. Le 5 janvier 1948, l'émir lance un manifeste, contresigné par les représentants des principaux partis nord-africains, engageant la lutte pour l'indépendance de l'Afrique du Nord.

Mais Abd el-Krim, vieilli, hostile à la monarchie marocaine, ne peut maintenir autour de lui l'union des chefs nationalistes maghrébins. Au cours de la crise marocaine de 1953, il refuse de choisir entre les partisans du sultan déchu, Moulay Youssef, et ceux de Moulay Arafa. Il garde, les années suivantes, une intransigeance absolue. Le 4 mai 1956, il affirme encore : « Nous n'acceptons pas de solution de compromis en Algérie, au Maroc ou en Tunisie. Nous voulons l'indépendance totale. » Il refuse de revenir au Maroc « avant que le dernier militaire étranger ait quitté le sol maghrébin » et dénonce avec violence la « trahison » des accords d'Évian. C'est au Caire qu'il meurt en février 1963, à l' [...]


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Dans le chapitre « Dans le régime du protectorat (1912-1930) »  : […] Le régime du protectorat est hypothéqué par les engagements internationaux, comme l'acte d'Algésiras qui, imposant le système de la porte ouverte, interdisait toute mesure de protection douanière, et par d'autres accords signés par la France, qui divisaient le pays en trois parties administrées différemment. À l'Espagne fut confiée, le 27 novembre 1912, une zone d'influence au nord (Rif) et au su […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/maroc/#i_30763

Pour citer l’article

Jean-Louis MIÈGE, « ABD EL-KRIM (1882-1963) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/abd-el-krim/