Terme désignant, chez les végétaux, un mode particulier de fécondation, où les gamètes mâles sont mobiles grâce à des flagelles, ressemblent beaucoup aux spermatozoïdes des animaux, et nagent dans un milieu liquide à la rencontre des gamètes femelles. La zoïdogamie existe chez les bryophytes (mousses, sphaignes, hépatiques), où les organes mâles (ou anthéridies), situés au sommet de tiges feuillées, produisent des spermatozoïdes à noyau spiralé et à deux flagelles, nageant, à travers le film d'eau ou de rosée recouvrant ces plantes, vers l'oosphère ou gamète femelle ; cette oosphère est contenue dans l'archégone qui produit, chez les mousses, un mucilage sucré attirant à distance les spermatozoïdes (sensibles à des concentrations en saccharose aussi faibles qu'un cent-millième). On trouve aussi la zoïdogamie chez les fougères et les plantes voisines, dont les spermatozoïdes à noyau spiralé ont une dizaine de flagelles, et sont aussi attirés vers l'oosphère, à travers la rosée recouvrant le prothalle, par des sécrétions du col de l'archégone (la substance active est ici un acide organique qui varie selon les groupes). La zoïdogamie demeure le mode de fécondation des gymnospermes […]
