2. Les indicateurs d'évolution
• Termes de l'échange bruts et nets
Dans la théorie classique du commerce international, un pays gagne d'autant plus à l'échange qu'il importe une grande quantité de biens à des prix relativement plus faibles que ceux des biens qu'il produit et qu'il exporte. Appelons Px et Pm les prix des exportations et des importations d'un pays, et X et M leurs volumes. Si la balance commerciale est équilibrée, Px.X = Pm.M. On en déduit les termes de l'échange bruts (T.E.B.) représentés par le rapport X/M, soit :

Les termes de l'échange bruts s'améliorent donc lorsque le rapport T.E.B. diminue. Soit 10 dollars le prix du quintal de maïs américain, si les prix relatifs d'échange se fixent à 0,33, le prix du composant thaïlandais sera alors de 3,3 dollars. Les termes de l'échange bruts seront, pour les États-Unis, de 0,33 (3,3/10).
Ces termes de l'échange bruts, souvent utilisés par les classiques anglais, ne se prêtent pourtant pas aisément à l'évaluation empirique. En effet, les quantités exportées – ou importées – ne s'agrègent pas : on n'additionne pas des voitures, des kilogrammes de coton et des litres de vin. En conséquence, on ne connaît pas le niveau moyen des prix. On peut dire que le prix du quintal de maïs est de 10, mais on ne sait pas calculer le prix moyen de l'ensemble des exportations américaines. Tout juste sait-on calculer leur évolution.
Les termes de l'échange nets (T.E.N.) représentent une variante des précédents en inversant le rapport pour le remplacer par Px/Pm.
Cet indicateur a l'avantage d'être plus intuitif puisque les termes de l'échange s'amél […]
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