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SULTAN

Mot qui vient de l'arabe sulṭān, lui-même probablement d'origine syriaque. On peut distinguer trois acceptions de ce terme : d'abord, « pouvoir », « autorité » ; c'est ainsi qu'il est employé dans le Coran, à la sourate xv, verset 42 : « Tu ne disposes d'aucun pouvoir sur Mes serviteurs » ; ensuite, le « détenteur d'un pouvoir, d'une autorité », acception attestée dès le premier siècle de l'islam ; et enfin un titre et une fonction : « sultan » fut un surnom honorifique décerné par le calife (khalīfa). Le titre de sulṭān fut porté, par exemple, par le Būyide Sulṭān al-Dawla (mort en 1025). Avec l'arrivée des Saldjūqides (1055, entrée de Tughril beg à Baghdād), « sultan » devient le titre le plus élevé que puisse porter un chef musulman, remplaçant le titre ‘amīr al-‘umarā' (« grand émir ») porté par les Būyides. Ce titre conféré par le calife implique une véritable délégation du pouvoir. Cette délégation n'est pas héréditaire : le successeur doit être légitimé par un nouvel acte de désignation du calife. Le sultan et le calife sont liés par serment. Plus qu'une véritable législation, c'est le rapport de leurs forces respectives qui définit les relations du sultan et du  […]

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Autres références

« SULTAN » est également traité dans :

CALIFAT ou KHALIFAT

Auteur :  Gaston WIET

Dans le chapitre "Les temps modernes : la suppression du califat" : …  ces dynastes maghrébins ne furent reconnus comme tels que dans leurs principautés respectives. Le *sultan Baïbars, sultan mamlouk d'Égypte, fit preuve d'une grande finesse diplomatique en accueillant au Caire un descendant authentique du calife abbasside mésopotamien. En même temps qu'il donnait un certain éclat à son propre gouvernement, il… Lire la suite
KAZAKHSTAN

Auteurs :  E.U.Arnaud RUFFIERDenis SINORJulien THOREZ

Dans le chapitre "Histoire" : …  horde, l'autorité du khan était en partie restreinte par le pouvoir des chefs de tribu, appelés *sultans, et peut-être plus encore par celui des beys et batyrs (qui étaient à la tête des clans dont les tribus étaient constituées). En théorie, les khans commandaient une redoutable force de cavalerie, mais, en pratique, ils… Lire la suite
MALAISIE

Auteurs :  Philippe DEVILLERS E.U.Nathalie FAUDenys LOMBARD

Dans le chapitre "La décolonisation" : …  à partir du 1er avril 1946, en une « Union malaisienne » (Malayan Union). Les* sultans, dépouillés de toute autorité politique, étaient maintenus comme « leaders traditionnels et spirituels du peuple malais ». L'Union était dotée d'un gouvernement central, formé d'un gouverneur britannique, d'un Conseil exécutif et d'un… Lire la suite
SELDJOUKIDES ou SALDJUQIDES ou SELDJOUQIDES

Auteur :  Robert MANTRAN

Dans le chapitre "L'administration seldjoukide" : …  l'administration seldjoukide, répartissant les pouvoirs politiques, militaires, administratifs : le *sultan disposait de la force armée, composée de Turcs, accessoirement de Turcomans et d'Arméniens ; le vizir dirigeait l'administration civile, sous le contrôle du sultan ; les fonctionnaires, Arabes ou Persans, étaient formés dans des médressés Lire la suite

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