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SILICEUSES ROCHES

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3.  Genèse

  Solubilité et cristallinité de la silice

Il est utile tout d'abord de rappeler que la silice de l'hydrosphère est le plus souvent à l'état de solution vraie, et non de solution colloïdale comme on l'a si souvent affirmé. L'équation d'équilibre est (SiO2)+ 2n H2O ⇌ n Si(OH)4.

Le monomère Si(OH)4, monomolécule d'acide silicique, est libre et en solution vraie. À la température de 20-25 0C, l'équilibre est atteint pour une teneur de 120 à 140 ppm (ou mg/l) de SiO2. A 100 0C, cette solubilité s'élève à 360-420 ppm. Elle est indépendante du pH pour les valeurs comprises entre pH 2 et pH 9, et s'élève ensuite considérablement dans les milieux alcalins, pour atteindre 6 000 ppm à pH 11 par suite de l'ionisation de l'acide silicique. Or, les solubilités des minéraux de la silice sont beaucoup plus faibles (de l'ordre de 8 à 20 ppm) que celle de la silice amorphe, si bien qu'une eau qui contient par exemple 100 ppm de SiO2, sous-saturée pour la silice amorphe, est sursaturée par rapport aux formes cristallines dont elle peut assurer la croissance. Ces formes cristallines sont le quartz, la cristobalite de basse température, la calcédoine, assemblage fibreux de cristallites de quartz avec désorganisation du réseau à la limite des fibres, et l'opale, dont on a souvent dit qu'elle était amorphe, mais qui est en fait partiellement cristallisée en particules dispersées, d'où l'isotropie statistique qu'elle présente.

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AGATE

Écrit par :  Yves GAUTIER

…  forment dans les laves peu acides (sombres), dans des cavités ménagées par l'épanchement des gaz : *les fluides hydrothermaux siliceux qui s'y infiltrent cristallisent en couches régulières dont la couleur dépend de la teneur et de la nature des sels minéraux. L'épaisseur des couches peut varier, mais elle est constante pour une même couche dans… Lire la suite
CALCÉDOINE

Écrit par :  Yves GAUTIER

… *Dioxydes de silicium, les calcédoines appartiennent au groupe des quartz microcristallins, au même titre que les jaspes et les agates ; elles se distinguent donc du groupe des quartz macrocristallins, tels que l'améthyste ou le cristal de roche, et du groupe des opales, toujours amorphes. Elles cristallisent en masse concrétionnée cryptocristalline… Lire la suite
JASPE

Écrit par :  Yves GAUTIER

…  bariolé, aussi les collectionneurs la distinguent-ils des calcédoines unies et des agates zonées. *Le jaspe se forme aussi en milieu sédimentaire, c'est le jaspe à radiolaires, ou radiolarites, de couleur généralement rouge. Dans ce cas, c'est une véritable roche, une roche sédimentaire siliceuse qui dérive d'une vase à radiolaires (petits… Lire la suite
OOLITES ou OOLITHES

Écrit par :  Jean-Claude PLAZIAT

… *Grains à structure concentrique dont l'accumulation peut conduire à la formation d'un sédiment ou d'une roche purement oolitique, appelée anciennement oolithe par extension (oolite blanche du Jurassique du Bassin parisien). Surtout abondantes dans le Jurassique, en Europe, les oolites sont connues du début du Paléozoïque à nos jours. Ces grains,… Lire la suite
PACIFIQUE OCÉAN

Écrit par :  Jean FRANCHETEAU

Dans le chapitre "Sédiments actuels"  : …  dans ces régions varient de plusieurs millimètres à quelques décimètres par millier d'années. Les* boues bio-siliceuses, composées surtout de microfossiles diatomées (algues) et radiolaires (protozoaires) et aussi de fragments d'éponges ou de silicoflagellés, ont une distribution qui reflète celle des masses d'eau superficielles. Les boues à… Lire la suite
ROCHES (Classification) - Roches sédimentaires

Écrit par :  André JAUZEIN

Dans le chapitre "Les roches sédimentaires d'origine physico-chimique"  : …  latérites), soit marines (minerais oolithiques du type « minette » ou grès ferrugineux). *Les roches siliceuses chimiques ne sont souvent que des « accidents » (cherts, silex, meulières). On peut leur associer les roches silico-alumineuses néo-formées (certaines argiles et glauconitites). Les roches carbonatées méritent… Lire la suite

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