Grains à structure concentrique dont l'accumulation peut conduire à la formation d'un sédiment ou d'une roche purement oolitique, appelée anciennement oolithe par extension (oolite blanche du Jurassique du Bassin parisien). Surtout abondantes dans le Jurassique, en Europe, les oolites sont connues du début du Paléozoïque à nos jours. Ces grains, généralement petits et sphériques à ovoïdes (de 0,5 à 2 mm de diamètre en moyenne), doivent leur nom à leur ressemblance avec des pontes de poissons. La structure en couches concentriques, autour d'un noyau (nucléus) quelconque, souvent minuscule, implique une formation par accroissements successifs de l'enveloppe (cortex). La plupart des oolites anciennes et actuelles sont calcaires (cortex formé d'aragonite ou de calcite), et c'est pourquoi le terme d'oolite fut parfois pris, à tort, comme synonyme de couche de calcaire oolitique ; il existe des oolites ferrugineuses, siliceuses, phosphatées, chloriteuses, dont le mode de formation et la répartition paléogéographique sont bien différents.
La structure à la fois concentrique et radiée des oolites calcaires anciennes ne se retrouve généralement pas dans les oolites marines actuelle […]
