3. Méthodes d’études
Une fois formées, les roches subissent une évolution diversement longue et compliquée. Pour toutes ces raisons, il est généralement impossible d'assister à la formation d'une roche, hormis certaines roches volcaniques effusives, et l'on ne peut qu'observer le résultat visible d'une succession de processus dont les effets se sont superposés. L'art de la pétrologie consiste alors, à partir de descriptions et d'analyses à toutes les échelles, à décrypter ce puzzle, en se référant constamment aux lois qui gouvernent la matière, quantifiées à l'aide d'expériences appropriées. Les résultats obtenus sont testés par calculs (simulation). En confrontant ces résultats avec les données analytiques, on pourra éventuellement modifier certains paramètres du « modèle » afin d'obtenir le meilleur accord possible.
Les roches sont formées de phases, qui sont des corps souvent pratiquement purs : les minéraux. La minéralogie est donc partie intégrante de la pétrologie. Les autres phases parfois présentes dans les roches sont les verres silicatés et les phases fluides, dont on n'observe que des reliques piégées dans de microscopiques cavités de certains cristaux, dites « inclusions fluides ».
Un aspect particulièrement important de la pétrologie concerne les changements de composition minéralogique. Ces phénomènes sont étudiés dans le cadre rigoureux et fort élaboré de la chimie physique ou thermodynamique chimique.Quelles que soient les phases constitutives, les particularités chimiques des roches et l'évolution de ces particularités (éléments majeurs, mineurs, traces) sont des aspects essentiels de leur étude. La pétrologie doit donc inclure dans ses méthodes celles de la géochimie.
Mais les évolutions des roches ne sont pas uniquement chimicominéralogiques. L'étude des textures et des structures donne de précieux renseignements sur les dynamiques de cristallisation et de recristallisation, ainsi que sur les déformations subies. La tectonophysique et la tectonique apportent ainsi à la pétrologie str […]
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