Le nom de républicains a été donné aux partisans de la république, avec une signification différente selon les pays et selon les époques. En France, sous la Révolution et la Ire République, le terme de « patriote » est davantage utilisé. Bien que la République ait continué nominalement à exister sous le Consulat, on peut considérer comme républicains, au lendemain du coup d'État du 18-Brumaire, tous ceux qui vont freiner l'évolution du régime napoléonien vers l'Empire. Toutefois les conspirations royalistes prolongent l'ambiguïté sur le caractère « républicain » de Napoléon. Ce n'est qu'en 1808, à Paris, qu'est organisé un premier complot républicain contre l'Empereur avec un ancien jacobin, Demaillot, d'anciens conventionnels, Florent Guiot et Ricord, un général en disponibilité, Malet. Le préfet de police Dubois découvre la conspiration mais Fouché — sans doute au courant — persuade Napoléon d'étouffer l'affaire. Or le général Malet, interné dans une maison de santé où se trouvent aussi des royalistes, monte avec eux une nouvelle conspiration ; il s'évade dans la nuit du 22 au 23 octobre 1812 et fait croire que Napoléon est mort devant Moscou mais, démasqué […]
