4. Les Caytoniales
Les Caytoniales (feuilles, ovules, fruits) furent découvertes dans le Jurassique moyen du Yorkshire par H. H. Thomas, en 1912 ; les organes mâles ne furent connus qu'en 1922. Ces plantes constituent un ordre de Ptéridospermaphytes moins abondant que les précédents. Les feuilles (Sagenopteris) sont pétiolées, composées, comportant trois à six folioles linéaires lancéolées ou obovales. La nervure médiane est très nette et les nervures latérales obliques sont anastomosées.
Les organes mâles (Caytonanthus ou Antholithus) sont de petites frondes pennées ayant à chaque extrémité trois à six étamines nues, elliptiques, tétraptères, libérant un pollen biailé.
Les organes femelles sont de petites frondes pennées. Chaque penne porte une fructification arrondie, plus ou moins pédicellée, formée, semble-t-il, par le retournement de l'extrémité de la penne qui aboutit à créer une cavité close. H. H. Thomas a comparé une telle fructification à un ovaire unicarpellé et uniloculaire d'Angiosperme. Les ovules sont elliptiques (1,5 mm × 1 mm), orthotropes et unitégumentés.
On peut penser que l'ovule des Ptéridospermaphytes, possédant encore des frondes de Fougères, correspond à un état plus avancé que l'hétérosporie apparue chez les Ptéridophytes, réalisant ainsi une étape nouvelle de l'évolution, analogue à celle que représente le Lepidocarpon chez les Lycophytes et le Calamocarpon chez les Arthrophytes (Sphénophytes). Ces plantes seraient un prolongement direct de la lignée évolutive des Filicophytes, notamment de celles de la classe des Progymnospermopsida du Dévonien moyen et surtout supérieur.
De l'homosporie des Psilophytes, on passe à l'hétérosporie des Filicophytes, en particulier des Progymnospermopsida, et enfin aux ovules des Ptéridospermaphytes.
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