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RAY NICHOLAS (1911-1979)

Adulé par les uns, qui voient en lui une manière d'Arthur Rimbaud du cinéma, regardé avec plus de distance par d'autres pour lesquels il reste un cinéaste attachant mais non majeur, Nicholas Ray tient une place à part dans l'histoire du cinéma américain. Ses différends avec les producteurs, le remontage de certains de ses films, les problèmes qu'il connut avec l'alcool, sa retraite prématurée en 1962, ont contribué à façonner l'image d'un cinéaste maudit. Pourtant il est difficile de qualifier de maudit un metteur en scène qui a tourné, sans interruption, vingt films en seize ans, qui, à une exception près, n'a travaillé que sur des films aux budgets appropriés, pour les plus importantes sociétés de production hollywoodienne, et qui a été choisi par des vedettes telles que Humphrey Bogart et James Mason pour réaliser les films produits par eux. Ajoutons qu'il s'est vu confier des budgets phénoménaux par des « tycoons » tels que Howard Hughes et Samuel Bronston, et qu'il a terminé sa carrière en dirigeant trois superproductions. En comparaison de celle d'Orson Welles, sa carrière apparaît alors des plus normales et s'apparente, dans son évolution, à celle de nombre de ses contemp […]

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Autres références

« RAY NICHOLAS (1911-1979) » est également traité dans :

WENDERS WIM (1945- )

Auteur :  Joël MAGNY

Dans le chapitre "Du rêve américain au retour berlinois" : …  , 1980) est une expérience limite de l'histoire du cinéma : l'élève permet à l'un de ses maîtres, *Nicholas Ray, malade d'un cancer, de mettre en scène, de jouer et de vivre à la fois sa propre mort. Autre parenthèse dans les interstices de Hammett, et naissant de cette situation même, L'État des choses (Der Stand der Dinge Lire la suite
WOOD NATALIE (1938-1981)

Auteur :  André-Charles COHEN

enfants élevées par Jane Wyman dans La Femme au voile bleu de C. Bernhardt (1951). *Par la suite, elle a la chance de rencontrer Nicholas Ray qui la choisit pour jouer dans La Fureur de vivre (1955). Au côté de James Dean, elle exprime, avec une certaine fébrilité et une grande intensité, le bouleversement social des années… Lire la suite

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Bibliographie

B. Eisenchitz, Roman américain. Les vies de Nicholas Ray, Bourgois, 1990

GLanglois, Nicholas Ray, Anthologie du cinéma, t 11, 1983

F. Truchaud, Nicholas Ray, Classiques du cinéma no 20, Éditions universitaires, 1965

J. Wagner, Nicholas Ray, Rivages/Cinéma no 15, Rivages 1987.

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