7. Eschatologie
On montrait aux initiés une « échelle à sept portes », sommée d'une huitième : image des cercles planétaires que l'âme gravirait après la mort ? Cette hypothèse reste discutable. Les mithraïstes se représentaient la fin du monde à la façon des stoïciens, comme une conflagration universelle. On racontait qu'après l'immolation du taureau Mithra était monté sur le char du Soleil. Cet épisode devait se renouveler à la fin des temps et Mithra embraserait le monde, comme Phaéton avait failli le faire. Il purifierait l'univers, comme les Lions éprouvaient les mystes par le feu. Mithra s'identifierait alors avec l'Aiôn léontocéphale, ce Temps dévorateur qui résorbe la création après l'avoir animée.
S. Wikander a soutenu que le mithraïsme était étranger au Mithra iranien. Pourtant des formules comme Nama Sebesio, les noms de Cautès, Cautopatès, de Mithra lui-même et l'épithète nabarzès trahissent leur origine persique. Mais le dieu s'est indéniablement occidentalisé. Aussi fut-il désavoué par les manichéens qui opposaient au « vrai » Mithra un « faux Mithra » chevauchant le taureau. Le mithraïsme est le produit d'une transplantation qui a réussi grâce à deux greffes, celles de l'astrologie et de la philosophie grecques.
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