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MÉTALLOÏDES

Terme, aujourd'hui désuet, utilisé pour désigner, dans la classification périodique, les éléments chimiques dont les propriétés sont intermédiaires entre celles des métaux et celles des non-métaux. Pour ces éléments, la couche électronique de valence comporte plus de quatre électrons, auxquels peuvent s'ajouter des électrons pour former l'octet stable. Les métalloïdes sont donc accepteurs d'électrons, ce qui explique leurs propriétés.

Dans le domaine de la physique, les liaisons entre métalloïdes sont soit covalentes, soit semi-polaires. Dans tous les cas, les électrons restent localisés. Il n'y a donc pas de phénomène électronique collectif, et les métalloïdes sont le plus souvent des gaz monoatomiques ou diatomiques.

La structure en molécules entraîne l'existence de fréquences de réflexion privilégiées, qui, quand elles sont dans le visible, donnent une couleur aux métalloïdes. Comme les électrons restent localisés, ils ne peuvent pas participer à la conductivité, aussi les métalloïdes sont-ils isolants. Lors d'une électrolyse, ils apparaissent à l'anode.

L'activité chimique des métalloïdes s'explique par leur caractère d'accepteurs d'électrons. Les métalloïdes sont des oxydants qui se combinent avec les métaux pour former des sels. Ils se combinent facilement avec des protons acides pour donner des acides. Lorsqu'ils réagissent avec l'oxygène, ils donnent des anhydrides.

Pierre MOYEN

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