Peu présente sur la scène publique, Marie NDiaye a très vite refusé le jeu médiatique qui aurait voulu faire d'elle une jeune prodige métissée symbole d'intégration. La polyphonie d'écritures qui caractérise son œuvre n'en rencontre pas moins un succès certain auprès du public. Peut-être pour sa capacité à instaurer, à partir des signes du quotidien, un univers proche de la fable et du merveilleux.
Marie NDiaye est née en 1967 à Pithiviers (Loiret) d'une fille d'agriculteurs beaucerons et d'un père sénégalais qui divorcent alors qu'elle n'a pas un an ; sa mère, institutrice, s'installe avec ses deux enfants près d'Antony, en région parisienne. À douze ans, Marie commence à écrire. À dix-sept ans, son premier roman est édité par Jérôme Lindon.
Quant au riche avenir(1985), roman d'introspection virtuose, montre que la débutante connaît ses classiques, tout en étant capable de distance envers eux. Son deuxième roman, Comédie classique (1987), parodie la tragédie antique, respecte les unités de temps et de lieu du classicisme. Composé d'une seule phrase, il remplace l'unité d'action par une […]
