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CARNÉ MARCEL (1909-1996)

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Les Visiteurs du soir, M. Carné

Marcel Carné est né à Paris en 1906. Après avoir été critique de cinéma, il tourne un premier film – un documentaire – en 1929 : Nogent, Eldorado du dimanche. Avec Le Quai des Brumes et Le jour se lève, il va devenir une figure clé du « réalisme poétique ». Durant la Seconde Guerre mondiale, Les Visiteurs du soir et Les Enfants du paradis marquent l’apogée de sa carrière, en même temps qu’ils traduisent une inflexion certaine de l’œuvre. Après la guerre, malgré des réussites certaines, Carné ne parvient pas à renouer avec la créativité de ces deux périodes. 

Peut-être en raison de sa précocité, le réalisateur aura du mal, au début, à se faire une place dans le petit monde des studios français des années 1930. Les techniciens et les figurants, qui vénèrent l'aimable Jean Renoir comme un père de famille, vivent mal l'arrogance de ce jeune cinéphile qui vient du journalisme et a su profiter d'amis personnels (Jacques Feyder et son épouse Françoise Rosay) pour s'introduire dans le milieu. Sur le plateau, on le dit froid, dictatorial, peu sûr de lui, ne fréquentant que les vedettes et les chefs d'équipe. C'est donc presque à contrecœur, et le succès aidant, que l'on va reconnaître, au sein des équipes, le génie professionnel de Carné, son perfectionnisme et sa capacité à galvaniser les talents qui l'entourent.

1.  Le réalisme poétique

« Quand le cinéma descendra-t-il dans la rue ? », s'interroge Carné en 1933, dans un article rétrospectivement célèbre de Cinémagazine. Son premier film, Nogent, Eldorado du dimanche (1929), avait été un court-métrage documentaire poétique, produit loin des structures traditionnelles. Il est paradoxal (à moins d'invoquer quelque inéluctable logique de l'histoire) que, trente années après ce premier opus, Carné ait été à son tour méprisé par les jeunes loups de la Nouvelle Vague, qui voudront voir en lui le représentant d'un cinéma de studio, sclérosé, artificiel et insincère. Entre-temps, il aura connu une gloire sans pareille, suivie d'une désaffection brutale à […]

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LE JOUR SE LÈVE, film de Marcel Carné

Écrit par :  Michel CHION

Classique français du « réalisme poétique » des années 1930, Le jour se lève vient après l'un des plus grands succès de Marcel Carné, Quai des brumes (1938), auquel il semble reprendre beaucoup d'éléments, aussi bien pour l'équipe (le dialoguiste Jacques Prévert, le décorateur Alexandre Trauner, le musicien Maurice Jaubert, et… Lire la suite
ARLETTY LÉONIE BATHIAT dite (1898-1992)

Écrit par :  Raymond CHIRAT

Dans le chapitre "L'âge d'or du cinéma français"  : …  de Cocteau, Crions-le sur les toits de Guitry remplissent l'ABC et la Madeleine. *Elle avait rencontré Marcel Carné, alors assistant de Feyder, sur le plateau de Pension Mimosas (1934). Préparant avec Jeanson l'adaptation du roman de Dabit, Hôtel du Nord, Carné souhaite équilibrer le couple désespéré formé par… Lire la suite
CINÉMA (Aspects généraux) - Histoire

Écrit par :  Marc CERISUELOJean COLLETClaude-Jean PHILIPPE

Dans le chapitre "Le réalisme français (1930-1940)"  : …  comme il arrive toujours, des médiocres tenteront vainement de forcer son secret. Chaque film de *Carné est un hommage indirect à Vigo. De Quai des brumes (1938) aux Portes de la nuit (1946), le trop fameux « réalisme poétique » français se révèle aujourd'hui l'héritage mal compris de la poésie fulgurante et inimitable de L'Lire la suite
DÉA MARIE (1919-1992)

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FRANCE (Arts et culture) - Le cinéma

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Dans le chapitre "Le cinéma de l'Occupation"  : …  Grémillon signe Lumière d'été (1943) et Le ciel est à vous (1944), tandis que *Carné, toujours avec Prévert, tourne en Provence Les Visiteurs du soir en 1942 et commence en 1943 Les Enfants du paradis, coproduit par une firme italienne qui se retire après la chute de Mussolini. Le film inachevé est repris par… Lire la suite
GABIN JEAN (1904-1976)

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Dans le chapitre "Le héros des années 1930"  : …   Bas-Fonds (1937), La Grande Illusion (1937), La Bête humaine (1938) ; avec *Marcel Carné, Quai des brumes (1938) et Le jour se lève (1939) ; avec Jean Grémillon, Gueule d'amour (1937) et Remorques (1940) : neuf films dont huit classiques du cinéma français. On ne sait ce qu'il… Lire la suite
PRÉVERT JACQUES (1900-1977)

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Dans le chapitre "Cinéma et poésie"  : …  entièrement, et avec un succès grandissant, à une activité de scénariste et de dialoguiste. *Il collabore ainsi, d'une manière plus ou moins profonde, à près de trente-cinq films, dont les plus fameux, tous réalisés par Marcel Carné, restent : Jenny (1936), Drôle de drame (1937), Quai des brumes (1938), Le jourLire la suite
RÉALISME POÉTIQUE, cinéma français

Écrit par :  Jean-Louis COMOLLI

… *En 1936, Julien Duvivier réalise un film demeuré célèbre : La Belle Équipe. L'anecdote était simple : des chômeurs montent une entreprise coopérative (une guinguette dans la banlieue parisienne) et se heurtent à de nombreuses difficultés. Le dénouement était différent selon l'une ou l'autre version : dans la version projetée sur les Champs… Lire la suite
TRAUNER ALEXANDRE (1906-1993)

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…  un galop d'essai pour Marc Allégret, Sans famille, en 1935 – la consécration grâce au tand*em Carné-Prévert : « La grande période de ma vie, dira-t-il, celle pour laquelle j'ai le plus d'affection et de nostalgie ». Le Londres d'imagerie populaire de Drôle de drame (1937), les pavés luisants du Quai des brumes (1938), le… Lire la suite

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Les Visiteurs du soir, M. Carné Les Enfants du paradis

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