L'expression « machine-outil » contient en elle-même sa définition : un matériel ayant pour but de faire mouvoir l'outil par une transmission actionnée au moyen d'un moteur, au lieu de la laisser manier par la main de l'ouvrier. D'une manière plus précise, la définition proposée par le Syndicat des constructeurs français de machines-outils à l'Organisation internationale de standardisation (I.S.O.) est la suivante : « Une machine-outil est une machine, généralement non portative en travail, actionnée par une source d'énergie et destinée à façonner des produits à l'aide de procédés physiques, chimiques ou autres. Le façonnage, qui porte sur des matériaux à l'état solide (métal, bois, verre, plastiques...), peut s'effectuer aussi bien avec ou sans enlèvement qu'avec ou sans apport de matière ou de produit. » De ces deux définitions, on ne retiendra que la première.
Les possibilités du travailleur, en possession d'un tel engin, se trouvent multipliées d'une façon considérable : sa puissance n'est plus limitée à un dixième de cheval-vapeur, et la machine peut fonctionner de façon continue.
On comprend ainsi tout ce qu'apporta à l'humanité le premier moteur commercial, susceptible d'être mis en œuvre à volonté, en tout temps, en tout lieu, sans limitation de durée, et d'une façon économique, c'est-à-dire avec un bilan positif. Ce fut en fait la machine à vapeur de Watt, surgie en 1775, qui marqua ce pas. Tous les progrès dans les moteurs (moteur électrique, moteur à explosion, moteur à combustion interne...) se sont répercutés sur la machine-outil, en la perfectionnant.
Dans son sens étymologique le plus large, le mot « machine-outil » englobe les matériels permettant de travailler les matières les plus variées, à savoir : métaux, bois, pierre, cuir, caoutchouc, fibres textiles..., et ceux qui sont utilisés pour extraire ces matières du sol dans les mines, les carrières, etc. Les matériels de travaux publics, du bâtiment, les machines agricoles en relèvent également. Mais dans tous les pays du monde, lorsque l'on parle de m […]
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