3. Répartition géographique
De nouveaux pays constructeurs de machines-outils se sont joints à ceux déjà cités pour en allonger la liste et en modifier l'ordre. Cet ordre subit d'ailleurs de fréquents changements et ne peut donc être considéré comme définitif. À titre d'exemple, trois pays, le Japon, l'Allemagne et les États-Unis, assuraient ensemble, en 1993, plus de la moitié de la production mondiale de machines-outils (en valeur).
En 1993, le Japon était à la fois le premier producteur et le premier exportateur mondial, suivi par l'Allemagne, deuxième producteur et exportateur, et par les États-Unis, troisième producteur mais cinquième exportateur (après l'Italie et la Suisse).
Toujours en 1993, les États-Unis étaient en revanche le premier importateur mondial, avec des achats à l'étranger représentant 76 p. 100 de sa production (21 p. 100 des importations mondiales).
Après les trois pays précédents, on trouvait dans l'ordre (de production), l'Italie, la Chine, la Suisse, Taïwan... La France occupait la dixième place sur le plan mondial avec 2 p. 100 environ de la production totale. On peut noter que l'ensemble des constructeurs européens de machines-outils assuraient environ 40 p. 100 de la production totale. La progression rapide du Japon a été favorisée par le niveau élevé du marché national, sur lequel l'industrie nippone de la machine-outil peut s'appuyer, car il absorbe près de 60 p. 100 de sa production. Cette situation est le résultat de la politique voulue par le gouvernement japonais (Ministry of International Trade and Industry ou « M.I.T.I. »), qui a pris les mesures destinées à développer et à accélérer les investissements sur le marché intérieur.
Une action similaire a été tentée par les pouvoirs publics français, qui ont établi un plan devant permettre le redressement de l'industrie nationale de la machine-outil (cette industrie, qui employait 27 000 personnes en 1976, en employait 35 300 en 1991). Le plan gouvernemental a prévu notamment, en plus de mesures destinées à encourager les recherches technologiques, une reconquête partielle du marché intérieur, afin que les importations ne représentent plus que 30 p. 100 des investissements au lieu de 60 p. 100.
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