4. Universalité ou spécialisation des machines
Jusqu'à l'apparition des nouvelles techniques qui s'efforcent de concilier des impératifs a priori incompatibles, les notions d'universalité et d'automatisme étaient plus ou moins contradictoires, les machines-outils universelles ne pouvant être automatiques, tandis que les machines automatiques étaient nécessairement spécialisées. Il existe, aussi bien pour les machines universelles que pour les machines spéciales, une très grande diversité de modèles, et l'on peut dénombrer plusieurs milliers de familles distinctes ayant chacune leurs caractéristiques spécifiques. Il est cependant possible de les regrouper en considérant le type d'usinage auquel ces machines sont destinées.
• Machines universelles
En dehors de l'universalité, ces machines doivent posséder un certain nombre de qualités essentielles, telles que la puissance et la précision, afin de répondre aux impératifs de productivité et de respect de tolérances imposés. De plus, étant donné que ces machines, non automatiques, sont obligatoirement conduites par des opérateurs, les constructeurs doivent attacher une grande importance aux conditions de travail de ces opérateurs. L'ergonomie a pour buts de réduire la fatigue physique ou mentale du personnel, d'éliminer les risques d'accident, de supprimer certaines opérations pénibles ou fastidieuses lorsque celles-ci peuvent être exécutées par d'autres moyens.
Le tour parallèle
Le tour parallèle présente une caractéristique unique d'universalité. Il permet en effet d'effectuer non seulement des opérations de tournage et de filetage, mais encore de perçage, d'alésage et même de fraisage.
Le développement du tour parallèle a été lié à celui de l'outil de coupe à travers ses quatre phases successives : acier fondu, acier rapide, carbure métallique, céramique.
Au cours de […]
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