Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

LUTTE BIOLOGIQUE

Page précédente Page suivante

4.  Risques, effets non intentionnels et réglementation de la lutte biologique

Aujourd'hui, les procédés de lutte biologique sont utilisés dans le cadre de stratégies de protection intégrée appliquées à la plupart des productions végétales. De ce fait, des études sur l'innocuité des introductions ou de lâchers inondatifs d'auxiliaires exotiques ont été conduites. Les risques non intentionnels sont de deux ordres : un élargissement progressif du nombre d'espèces attaquées par l'auxiliaire, et une compétition exacerbée qui serait néfaste aux auxiliaires indigènes. Ce sont des cas d'introductions de vertébrés (mangoustes ou amphibiens) et d'invertébrés (insectes ou mollusques), aux conséquences parfois désastreuses, qui ont justement sensibilisé l'opinion publique à ces dérives possibles. Une illustration en est donnée par le cas du charançon phytophage, Rhinocyllus conicus, introduit volontairement d'Europe vers les États-Unis à la fin des années 1960, qui, après avoir efficacement réduit de plus de 95 p. 100 les populations d'un chardon invasif, a commencé à s'attaquer à celles d'un chardon indigène. Pour éviter de tels excès, les études prévisionnelles des risques ont été amplifiées. Dorénavant le choix d'auxiliaires se porte sur des parasitoïdes, des prédateurs ou des phytophages spécifiques plutôt que sur des organismes généralistes.

En ce qui concerne les entomophages, leur introduction est également un succès, même si des dérives ont aussi été observées. Ainsi, la coccinelle Harmonia axyridis fut initialement introduite de Chine vers l'Amérique du Nord en 1916 avec un grand succès pour consommer les pucerons de serres, de jardins et de plein champ. Au fil du temps, elle s'est mise à consommer d'autres coccinelles indigènes mais également des fruits, et à provoquer des problèmes d'allergies chez l'homme. L'auxiliaire est ainsi devenu lui-même un ravageur. En Europe, cette dérive a été observée en Allemagne (2000), en Belgique (2001), aux Pays-Bas (2002) et au Royaume-Uni (200 […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 11 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« LUTTE BIOLOGIQUE » est également traité dans :

AGRICULTURE - Agriculture biologique

Écrit par :  Isabelle SAVINI

Dans le chapitre "Les techniques de production "  : …  (micro-organismes, vers de terre, racines). Des minéraux broyés peuvent également être employés. *La protection des cultures repose sur une combinaison de moyens (lutte biologique, microbiologique, mécanique, prophylaxie...). La lutte biologique –  méthode non spécifique de l'agriculture biologique – consiste à utiliser les ennemis naturels des… Lire la suite
CAULERPA TAXIFOLIA

Écrit par :  Yves GAUTIER

…  ont été développés. L'épandage de sel provoque une plasmolyse de l'algue et entraîne sa mort. *La lutte biologique fait appel à des mollusques. Les essais avec la limace Lobiger serradifalci, gourmande de la caulerpe, ont été un échec car celle-ci fragmente l'algue et en favorise la dispersion. En revanche, une autre espèce, tropicale… Lire la suite
COCCINELLE

Écrit par :  Santiago ARAGÓN

…  prédateurs de sa toxicité. La durée de vie d'une coccinelle adulte est de l'ordre de deux ans. *Des fermes de coccinelles se sont développées depuis les années 1960 pour utiliser ces insectes dans le cadre de la lutte biologique. Les coccinelles sont élevées dans de petites cages et un élevage parallèle de pucerons est nécessaire pour assurer… Lire la suite
HOMOPTÈRES

Écrit par :  Robert GAUMONTJean-Yves TOULLEC

Dans le chapitre "Rapport des pucerons et cochenilles avec les autres insectes"  : …  Les prédateurs les plus efficaces sont les coccinelles et les larves de Syrphides (Diptères). *La coccinelle australienne, Novius cardinalis, a même été importée volontairement dans les divers pays où s'était installé Icerya purchasi, pour lutter contre elle. Tout aussi efficaces sont les Hyménoptères endoparasites (… Lire la suite
HORTICULTURE

Écrit par :  Robert BOSSARD

… *Nombreux sont ceux pour qui l'horticulture se borne à la production des plantes ornementales. Pourtant les activités horticoles ne sont pas aussi restreintes ; dans l'« Hortus » du Moyen Âge voisinaient déjà arbres fruitiers et cultures vivrières ; de nos jours, vergers, cultures légumières et carrés de porte-graines occupent de vastes surfaces… Lire la suite
HYMÉNOPTÈRES

Écrit par :  Robert GAUMONT

Dans le chapitre "Les parasites : la polyembryonie et la lutte biologique"  : …  Trichogramma evanescens, par exemple, peut pondre dans cent cinquante espèces différentes. *Aussi en a-t-on fait l'élevage pour lutter contre certains insectes nuisibles aux cultures. D'autres espèces au contraire sont des parasites spécifiques qui ne pondent que dans une espèce déterminée, à un stade particulier de son développement.… Lire la suite
INVASIONS BIOLOGIQUES

Écrit par :  Alain ZECCHINI

Dans le chapitre " Stratégies et tactiques antagonistes"  : …  de l'opération, mais le risque n'en demeure pas moins d'une contamination de la chaîne alimentaire. *– Le contrôle biologique. Il s'agit d'introduire un ou plusieurs prédateurs de la population envahissante. Comme pour le contrôle chimique, une comparaison des coûts et des bénéfices est souhaitable : elle consiste à évaluer, autant que possible, les… Lire la suite
MYXOMATOSE

Écrit par :  Louis JOUBERT

Dans le chapitre "Épidémiologie"  : …  frauduleusement en Europe afin de repeupler les chasses décimées par la myxomatose. En 1950, la *lutte biologique contre la pullulation croissante du lapin en Australie a engagé les autorités à propager volontairement la maladie, en particulier dans les vallées humides riches en moustiques vecteurs, et s'est soldée par la mort de centaines de… Lire la suite
PARASITOLOGIE ET MALADIES PARASITAIRES

Écrit par :  Yves GOLVAN Universalis

Dans le chapitre "Les méthodes biologiques de lutte"  : …  nuisible et respectant toutes les autres. Cette voie de recherche, désignée sous le terme général de* lutte biologique, a été systématisée dès le début du xxe siècle. Elle peut se faire par l'introduction de prédateurs de l'espèce. On a ainsi utilisé une coccinelle australienne pour lutter contre la cochenille de l'olivier, et… Lire la suite
PHÉROMONES

Écrit par :  Charles DESCOINS

Dans le chapitre "Applications agronomiques des phéromones d'insectes"  : …  Les* phéromones sexuelles attractives des lépidoptères sont largement utilisées pour assurer la surveillance des espèces nuisibles, surtout en arboriculture fruitière, par piégeage sélectif des mâles. La méthode consiste à placer, au centre d'un piège englué, une capsule attractive chargée d'un mélange de synthèse reproduisant le plus fidèlement… Lire la suite
RADIOÉLÉMENTS & RAYONNEMENTS IONISANTS

Écrit par :  Jean-Louis BOUTAINERené COPPENSPierre GUERIN de MONTGAREUILRichard HOURSJean-René PUIG

Dans le chapitre "Éradication des insectes"  : …  *Imaginée dès 1948, expérimentée au laboratoire avec les rayons X, la technique de radiostérilisation des mâles n'a pu être appliquée à grande échelle qu'avec le développement de sources intenses de cobalt 60. C'est une méthode de lutte « autocide » qui consiste à lâcher dans la population naturelle, et jusqu'à disparition complète de celle-ci, une… Lire la suite

Afficher la liste complète (11 références)

Retour en haut

Média

Média de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Lutte biologique : les succès

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média