Général français élevé à la dignité de maréchal à titre posthume en 1952. Ancien élève de Saint-Cyr et de Saumur, Philippe de Hauteclocque est reçu premier à l'École de guerre. Lieutenant de cavalerie au Maroc avant 1940, il a déjà fait preuve des qualités qui en feront un des meilleurs chefs militaires de la Seconde Guerre mondiale : entraîneur d'hommes, capable d'imagination et de décision dans la conception et l'exécution de manœuvres inattendues et audacieuses. Durant la campagne de France, capitaine d'état-major de la 4e division, il est fait prisonnier deux fois et, bien que blessé, parvient à échapper aux Allemands. Ayant rejoint le général de Gaulle à Londres, parmi les premiers, il accomplit une série d'actions importantes au bénéfice de la France libre à laquelle, en août 1940, il rallie le Cameroun puis le Tchad, d'où il va capturer, avec une poignée d'hommes, Koufra et les postes italiens du Fezzan, après une marche de 1 600 kilomètres dans le désert (mars 1941). Le général Leclerc prononça, dans l'oasis reconquise, le serment devenu célèbre de ne déposer les armes qu'après avoir fait flotter le drapeau français sur Metz et sur Strasbourg. En janvier 1943, il fait sa jonction avec le général anglais Montgomery à Tripoli et participe à la campagne de Tunisie. C'est alors que, à la suite de l'accord intervenu entre Eisenhower et de Gaulle pour qu'une unité française assure la libération de la capitale, Leclerc est chargé de former au Maroc la 2e division blindée, avant de rejoindre l'Angleterre ; son noyau est composé du régiment des tirailleurs sénégalais du Tchad, du 2e chasseur d'Afrique de Dakar et des compagnons d'armes de Tripolitaine et de Tunisie. Certains éléments, récemment ralliés, appartiennent également à cette renaissance des armes françaises. La 2e D.B. débarque, le 1er août 1944, en Normandie sur la plage d'Utah. Le 7 août, la division, rattachée au 20e corps de la XXXe armée américaine, se bat devant Avranches, le 12 août devant Alençon et le 22 août Leclerc reçoit l'ordre de […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 1 page…



