Étudiant d'abord le droit à l'université de Bologne, Spallanzani s'oriente vers l'histoire naturelle après avoir reçu les ordres mineurs et enseigné à vingt-six ans la philosophie à Reggio. À trente-deux ans, il est professeur de sciences naturelles à Modène.
Il publie, en 1768, Prodromi di un'opera sopra le riproduzioni animali. En physiologie de la circulation, il montre que le cœur se vide durant la systole et que la pulsation entretient une circulation ininterrompue dans le tronc artériel : Dell'azione del cuore nel vasi sanguigni (1768) et De fenomeni della circulazione (1773). En 1769, l'impératrice Marie-Thérèse lui confie la chaire d'histoire naturelle dans la célèbre université de Pavie ; il y accomplira ses plus importants travaux. Adversaire de la théorie de la génération spontanée défendue par d'illustres savants tels que Needham et Buffon, il reprend, en 1770, les expériences du premier et prouve que la « force végétative » est pure imagination.
Le problème de la génération spontanée étant réglé, il fallait résoudre celui de la fécondation. Spallanzani, qui était oviste et soutenait la théorie de la préformation, démontre qu'un contact étroit entre l'œuf et le sperme est la condition sine qua non de toute fécondation. Il ruine la conception suivant laquelle la fécondation est le fait d'une « vapeur spermatique » (aura seminalis). En outre, il réalise, en 1777, des fécondations artificielles en mélangeant les deux semences dans une fiole afin « de donner artificiellement la vie à cette espèce d'animaux, en imitant la nature dans les moyens qu'elle emploie pour multiplier les amphibies » (in Expériences pour servir à l'histoire de la génération, Genève, 1785). Toutefois, aveuglé par sa conception oviste, il commet une erreur, qui ne sera corrigée qu'un demi-siècle plus tard, en pensant que l'agent actif du sperme n'est pas le « ver spermatique » (spermatozoïde), mais « une force stimulant le petit cœur des têtards ».
Prélevant du suc gastrique, il en étudie l'actio […]
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