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GAULOISE LANGUE

Au moment de la conquête romaine, la langue celtique qui était parlée en Gaule cisalpine et transalpine est le gaulois. C'est l'un des témoins connus du « celtique continental », avec le celtibère et le lépontique.

Tandis que les différents rameaux du celtique insulaire sont attestés plus tardivement et par des documents abondants (certains rameaux sont encore vivants), les documents du celtique continental remontent à l'Antiquité et sont de nature très fragmentaire. Il s'agit principalement de quelques inscriptions (une centaine pour le gaulois) ; les inscriptions latines de Gaule, infiniment plus nombreuses, fournissent beaucoup de noms propres gaulois (toponymes, anthroponymes, théonymes) ; les auteurs gréco-latins et certains glossaires anonymes nous ont transmis plusieurs mots gaulois ; beaucoup moins sûrs sont les toponymes reconstitués à partir de formes médiévales, ou les mots gaulois supposés par la reconstruction étymologique à partir de mots français modernes.

Les inscriptions proprement gauloises sont écrites d'abord en alphabet grec (emprunté aux colons grecs de Marseille), puis en alphabet latin. On peut les dater approximativement entre le iiie siècle avant J.-C. et le iiie siècle après J.-C. Ce sont des documents généralement brefs, et stéréotypés : on retrouve la même formule dans toutes les dédicaces à un dieu, dans toutes les signatures de potiers ; les inscriptions funéraires se contentent en général de dénommer le défunt (avec le nom individuel et le patronyme). Aussi notre connaissance du gaulois est-elle très limitée, notamment en ce qui concerne sa morphologie et sa syntaxe. On doit s'aider à la fois de la comparaison avec les autres langues celtiques et de la comparaison avec les autres dialectes indo-européens pour interpréter les désinences ou les thèmes lexicaux.

Certains documents importants sont encore mal élucidés, car il nous manque de connaître à fond la culture gauloise pour pouvoir les interpréter de façon satisfaisante. Le plus long documen […]

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