Dans la mythologie celtique, Borvo, Bormo ou encore Bormanus est connu en tant que surnom d'Apollon par une dizaine d'inscriptions gallo-romaines et des toponymes divers : Borvo-ialum, La Bourboule (Puy-de-Dôme) ; Borvo-cetum, Burtscheid (près d'Aix-la-Chapelle) ; Bormenacum, Wormerich (près de Trèves) ; Borbona, Bourbonne-les-Bains (Haute-Saône) ; Borbone, Bourbon-L'Archambault (Allier) ; Burburinum, Bourberain (Côte-d'Or) ; Bormia, Worms (R.F.A.).
Le surnom s'applique à la divinité guérisseuse des sources thermales, ce que confirment les comparaisons du thème berv- (alternance de borv-) dans les langues néoceltiques : irlandais berbaid « (il) bout », gallois berw, breton berv, « bouillant, bouilli ». Le français a aussi gardé le mot, de provenance celtique, bourbe : « boue épaisse au fond de l'eau ».
La parèdre de Borvo est nommée, soit Damona (« Vache », cf. l'irlandais Boand de bo vinda, « vache blanche »), soit Bormona, Bormona, Bormana, forme féminine de Bormanus, variante suffixée par alternance consonantique radicale -m-/-v-. […]
