Issu d'une modeste famille de l'Oise, ouvrier métallurgiste de Saint-Denis, Jacques Doriot adhère très jeune à la S.F.I.O. En 1920, il rallie la IIIe Internationale. Remplaçant par hasard un délégué malade, il devient suppléant au comité central des Jeunesses communistes ; c'est le début d'une belle carrière au sein du Parti communiste : il représente, pour la France, les Jeunesses communistes au IIe congrès mondial à Moscou en juin 1921 ; dès 1922, il est secrétaire des Jeunesses internationales et, à ce titre, membre de l'exécutif du Komintern. Il réside pendant dix-huit mois à Moscou puis entre au comité central du P.C.F. durant l'été de 1923. Il publie coup sur coup deux pamphlets très violents, Entre deux guerres (1923) et L'Armée et la défense du capitalisme (1924) qui lui valent la prison. Mais, durant son emprisonnement, il est élu député de Saint-Denis aux élections du 11 mai 1924 et aussitôt libéré. Intervenant avec une grande véhémence contre le plan Dawes, l'occupation de la Ruhr, la guerre du Rif, Doriot devient l'enfant terrible du Parlement et la cible préférée de la droite. Ses premiers heurts avec Moscou datent de 1929 : a […]
