Fils et petit-fils de mineur, Maurice Thorez est né à Noyelle-Godault (Pas-de-Calais). La guerre l'oblige à quitter son bassin minier natal pour vivre dans un village de la Creuse. Il doit commencer à travailler comme valet de ferme, puis comme marinier et mitron. En 1918, il rejoint les travailleurs de la mine, dans le Pas-de-Calais. Marqué par la révolution soviétique, il adhère au Parti socialiste en 1919. À la scission de ce dernier, il opte pour la fraction communiste et prend la direction de la fédération communiste du Pas-de-Calais (1923) puis celle de la région du Nord (1924) ; enfin, il devient secrétaire général du Parti communiste français en juillet 1930
. Député de la Seine en 1932, il est réélu en 1936 sous le Front populaire. Il continue à diriger le Parti communiste dans la clandestinité, dès 1940. Il participe aux travaux de la dissolution de la IIIe Internationale à Moscou en 1943. Délégué à l'Assemblée consultative provisoire (1944-1945), puis membre des deux Assemblées constituantes (1945-1946), il est ministre d'État dans le gouvernement du général de Gaulle (nov. 1945-janv. 1946) et vice-président du Conseil des ministres de janvier 1946 à mai 1947 sous les gouvernements Gouin, Bidault et Ramadier ; député de la Seine depuis 1958, il se vouera ensuite à la direction de son parti (sauf dans l'intervalle d'une grave maladie qu'il soigne à Moscou de 1950 à 1953) tout en siégeant à l'Assemblée nationale comme député de la Seine à partir de 1958. Il meurt le 12 juillet 1964, terrassé par une crise cardiaque alors qu'il gagnait en bateau l'Union soviétique. Maurice Thorez a publié deux ouvrages : Fils du peuple (1937) ; Une politique de grandeur française (1949).
Photographie
Maurice Thorez, 1947 Le dirigeant du Parti communiste français Maurice Thorez (1900-1964), en 1947.
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Vidéo
Front populaire, 1936 En 1934, le Parti communiste français, dirigé par Maurice Thorez, change de stratégie. À la suite de la violente manifestation des ligues, le 6 février 1934, la gauche française identifie les anciens combattants Croix-de-Feu du colonel de La Rocque au fascisme, et se mobilise. Poing levé, socialiste……
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Gérard PONTHIEU
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