2. Premiers travaux pour la maison royale
Les premières preuves de l'art de Pilon apparaissent à partir de 1550. En 1558, il fut chargé par le surintendant des Bâtiments du roi, Philibert de l'Orme, de sculpter huit « génies funèbres » ou « figures de Fortune », comme on les appelait, destinés au tombeau de François Ier que Philibert de l'Orme édifiait à Saint-Denis. L'une de ces figures a été conservée (musée de Cluny, Paris). Peut-être fut-il aussi invité par le surintendant à exécuter les reliefs de la voûte en plein cintre du monument funéraire.
À la mort de Henri II, Primatice obtint la charge de surintendant des Bâtiments et conserva Pilon parmi ses collaborateurs. Pour Fontainebleau, Pilon façonna des statues de bois, exécutées sous la direction de l'artiste italien dont le style lui était désormais très familier.
Ce n'est qu'avec le Monument du cœur de Henri II (musée du Louvre) que l'on découvre dans toute sa plénitude l'art du sculpteur. Catherine de Médicis confia l'édification de ce monument, dédié à son époux mort en 1559, à Primatice qui en fit sans doute l'esquisse. Le monument qu'il conçut se compose d'un piédestal décoré, supportant trois personnages féminins qui soutiennent une urne sur la tête. À Pilon échut la plus grande partie du travail de sculpture, notamment l'exécution des trois statues en lesquelles on peut voir aussi bien les Trois Grâces que les Vertus théologales.
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