Biologiste, géologue et paléontologiste américain, George G. Simpson étudia la biologie à l'université du Colorado, puis à l'université Yale. Il fut élève du National Research Council (1926-1927), puis assistant du conservateur au musée d'Histoire naturelle de New York (1927-1928), conservateur adjoint (1929-1942) et, enfin, conservateur (1942-1959). Il fut nommé professeur à l'université Columbia (1945-1959), puis professeur de paléontologie des vertébrés au musée de Zoologie comparée de l'université Harvard (1959-1970) et professeur des sciences de la terre à l'université de l'Arizona depuis 1967.
Dans ses travaux de paléogéographie, il reprend, après S. Ekman, en particulier, la notion de grandes provinces fondées sur la répartition des animaux, notamment des mammifères. C'est ainsi qu'il distingue, dans son livre célèbre La Géographie de l'évolution, 1969 (The Geography of Evolution, 1953, 2e éd. 1965), les provinces indo-pacifique, néarctique, paléarctique, avec les différents types de communications entre elles (barrière, pont, radeau, etc.). Ses études ont surtout porté sur les mammifères d'Amérique des époques mésozoïque et cénozoïque (ères secondaire et tertiaire), ainsi que sur la distribution des faunes actuelles en tant que résultante des événements paléogéographiques.
Néo-darwinien d'esprit novateur, Simpson est, depuis 1937, l'un des principaux artisans de la doctrine synthétique de l'évolution, qui rassemble tous les résultats des différentes branches de la science, notamment les statistiques et les mathématiques, la génétique et la biophysique, concurremment avec la paléontologie, dans une tentative d'explication de l'évolution. Il a notamment introduit, dans son ouvrage fondamental traduit en français sous le titre Rythme et modalités de l'évolution, 1950 (Tempo and Mode in Evolution, 1944), toute une série de mensurations permettant de définir des indices qui comptent parmi les plus utilisés pour mesurer le taux d'évolution d'une espèce ou d'une faune par rapport à une autre, en fonction du nombre des caractères communs et de leur degré de corrélation.
Ses principales publications font preuve d'un grand esprit pédagogique. On peut citer American Mesozoic Mammalia (1929), Quantitative Zoology (1939), Tempo and Mode of Evolution (1949), Life in the Past (1953), An Introduction to Biology pour une publication spéciale du journal Life (1957 et 1965), Behavior and Evolution (1958), Principles of Animal Taxonomy (1961), This View of Life, the World of an Evolutionist (1964), Biology and Man (1969).
François CABANE
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