Un des biologistes les plus importants du xxe siècle, principal promoteur de la théorie synthétique de l'évolution. La publication, en 1942, de son ouvrage Systematics and the Origin of Species a été à l'origine d'une renommée mondiale qui en a fait la figure centrale du néo-darwinisme.
Après avoir obtenu un diplôme de médecine en 1925, Ernst Mayr, né à Kempten (Allemagne) en 1904, décide de se consacrer à l'ornithologie. Après son doctorat de l'université de Berlin, sa rencontre avec le grand et excentrique collectionneur d'oiseaux, lord Lionel Walter Rothschild, au congrès de Budapest en 1927, lui permettra de passer deux ans et demi en Nouvelle-Guinée et aux îles Salomon où il mêle la réflexion évolutionniste à son activité de collecte d'oiseaux de paradis et de description taxonomique. Embauché en 1931 par l'American Museum of Natural History à New York en tant que conservateur des collections ornithologiques, il poursuit sa réflexion sur la systématique et l'évolution. Devenu l'une des figures dominantes de la « nouvelle systématique », apparue au congrès d'Oxford en 1940 autour de Julian Sorell Huxley, il développe, au cours des années 1940 – avec Huxley, George Gaylord Simpson et à la suite de Theodosius Dobzhanski – la théorie synthétique de l'évolution qui s'imposera après la Seconde Guerre mondiale. Il occupe, à partir de 1953, la chaire Alexandre Agassiz de zoologie de l'université Harvard, où il poursuit une activité scientifique productive jusque dans les années 1990, bien après sa retraite (1975). Il décède centenaire le 3 février 2005 à Bedford (Massachusetts, États-Unis).
La pensée évolutionniste de Mayr est structurée par la question centrale de l'origine des espèces, posée par Charles Robert Darwin, dont il s'est constamment réclamé. Il apporte à celle-ci la connaissance des mécanismes de l'hérédité qui étaient ignorés de la biologie du xixe siècle. C'est lui qui a donné la « définition biologique de l'espèce » : ensemble de populations potentiellement interfécondes dans le […]
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