Située au bord du Sahara, la ville tunisienne de Gafsa (84 676 hab. en 2004) doit l'ancienneté de son existence (c'est l'antique ville numide de Capsa) à la large trouée ouverte entre les djebels Ben Younès et Orbata, d'où un passage facile vers les hautes steppes de la Tunisie.
À cette position privilégiée, l'existence d'un chapelet de sources abondantes ajoutait les possibilités de développer une agriculture irriguée. Les eaux de ces sources ainsi que celles de forages artésiens alimentent aujourd'hui les oasis les plus septentrionales de la Tunisie (Gafsa, El Ksar, Lalla). En raison de températures estivales insuffisantes, elles servent moins à la culture des dattiers, concentrés autour de jardins-vergers (figuiers, grenadiers, légumes), qu'à celle des oliviers, sous lesquels on cultive des céréales (orge, blé) et des fèves.
Aux ressources agricoles s'ajoutent celles qui sont liées à sa fonction de chef-lieu du gouvernorat homonyme, au commerce et à de modestes industries. Gafsa est un important bassin minier (phospates) qui lui assure aussi quelques profits tirés de l'évacuation du minerai, par la voie ferrée, vers le port de Sfax.
L'artisanat du tapis et d […]
