5. Vosges et fossé rhénan
À l'échelle de l'Europe, il convient de réunir Vosges et Forêt-Noire en un seul môle qui s'intègre, avec quelques autres massifs de moindre importance, au socle rhénan, lui-même considéré comme un jalon érodé de la chaîne hercynienne entre le massif bohémien à l'est et le Massif central, suivi du Massif armoricain, à l'ouest.
À l'échelle de la France, les Vosges représentent un massif montagneux de faible superficie, émergeant des dépôts qui constituent le fond du bassin de Paris, et abruptement limité à l'est par la plaine du Rhin, effondrée.
La zone de transition entre les Vosges et la plaine d'Alsace est faite de collines étagées (fig.12), envoyées par les alluvions du Rhin, que l'on appelle collines sous-vosgiennes. Dans le fossé rhénan méridional, le plus effondré, le socle n'est atteint qu'aux environs de — 2 000 à — 4 000 m, ce qui fait une dénivellation maximale de plus de 5 000 m par rapport aux Vosges.
• Le socle vosgien
Lithologie
Le socle comprend des terrains cristallins et des terrains sédimentaires primaires. Les « schistes cristallins » (gneiss, granulites, migmatites) sont localisés dans la partie moyenne (fig. 13) des Vosges alsaciennes et lorraines : leur dépôt, le premier plissement et le métamorphisme qui les ont affectés sont d'âge paléozoïque inférieur ; certaines migmatites sont cependant plus récentes et datent de l'orogenèse hercynienne. Les schistes cristallins de Villé constituent une exception : ils sont d'âge briovérien (infracambrien) et ont été plissés une première fois lors de l'orogenèse cadomienne.
Les roches cristallines de caractère plutonique sont apparues à l'époque hercynienne. Ce sont des granites et granosyénites (granite des Crêtes), souvent très potassiques, dans la partie moyenne, des granodiorites et gabbrodiorites, répandues […]
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