4. Bassin parisien
Du point de vue géologique, le Bassin parisien comprend l'ensemble des terrains postpaléozoïques qui s'appuient sur le Massif armoricain à l'ouest, le Massif central au sud, les Vosges à l'est et le massif ardennais au nord-est. Il est largement ouvert vers le nord, où le bassin belge en est la continuation naturelle, et vers la Manche, au-delà de laquelle on retrouve des assises semblables au sud-est de l'Angleterre.
Un coup d'œil sur la carte géologique (fig. 9) montre, d'une manière frappante, la disposition en auréoles des différentes assises, les plus récentes se trouvant au centre du bassin. Cette disposition en « pile d'assiettes » est la conséquence de l'enfoncement progressif (subsidence) du centre du bassin, du Mésozoïque et du Cénozoïque, et du soulèvement plus accentué, au Néogène, des marges septentrionale, orientale et méridionale du bassin de Paris. Ces auréoles sont généralement limitées par des cuestas ou côtes (fig. 10 et 11a) qui résultent d'une prédisposition structurale (alternance des couches dures – grès, calcaires – et tendres – sable, argile) et de l'évolution morphologique au Néogène.
Le maximum d'enfoncement de la cuvette parisienne se situe dans la Brie meldoise, où le sondage de Courgivaux a rencontré le granite du socle à la cote — 3 000 (profondeur 3 177 m).
• Le bassin de Paris au Mésozoïque
Trias
Après l'émersion quasi totale du territoire français au moment de l'orogenèse hercynienne (Carbonifère), une transgression venue de l'est (mer germanique) a entamé au début du Trias la partie orientale du bassin de Paris. Les reliefs érodés qui se trouvaient au centre et au sud ont fourni l'énorme quantité de grains de quartz qui se sont accumulés sous forme de « grès bigarré » (Buntsandstein) qui affleure large […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 25 pages…



