Préfecture de l'Ariège, Foix est le plus petit chef-lieu de département en France. Avec 9 109 habitants seulement (recensement de 1999), la ville forme avec deux communes voisines une agglomération de 10 378 habitants. Ce petit pôle urbain rayonne cependant sur une quinzaine de communes, où réside une partie de ses actifs. L'ensemble forme une aire urbaine de 17 440 habitants, qui se classe au 15e rang dans la région Midi-Pyrénées. Distante à peine de 20 kilomètres, en direction de Toulouse, l'agglomération de Pamiers (14 800 hab. en 2005) la supplante nettement, tout comme l'aire urbaine dont elle est le centre (environ 23 000 hab. au début du xxie siècle). La concurrence entre les deux villes est ancienne. Foix perdit son rôle de capitale du comté de Foix très tôt, avant même le rattachement à la couronne de France (1589), quand les comtes choisirent de résider en Béarn. L'évêché était à Pamiers, tout comme, à la fin de l'Ancien Régime, le chef-lieu de la sénéchaussée. Lors de la création des départements en 1790, c'est Foix qui l'emporta cependant comme siège de la préfecture.
Depuis lors, la ville vit essentiellement de ses fonctions administratives et de son activité commerciale. Dans un site difficile, le château comtal domine le passage étroit de l'Ariège qui franchit en cluse la barrière calcaire des Petites Pyrénées et attire de nombreux touristes. En amont, le petit foyer industriel du Vicdessos, autour de Tarascon (métallurgie, aluminium) est aujourd'hui moribond. La route nationale 20, qui suit la vallée de l'Ariège, permet d'atteindre les champs de neige, l'Andorre et l'Espagne, via la Cerdagne, par le col de Puymorens. C'est là que fut également tracée tardivement, en 1929, l'une des deux voies ferrées transpyrénéennes (l'autre traversant la partie occidentale de la chaîne par le Somport), dotée d'un tunnel hélicoïdal pour franchir le Puymorens. Utilisée désormais pour le seul transport des voyageurs, elle se raccorde au réseau espagnol à La Tour de Carol, mais au prix d'un transbordement car les voies n'ont pas le même écartement de part et d'autre de la frontière. Depuis 1994, la circulation est facilitée, en hiver notamment, avec la mise en service d'un tunnel routier sous le Puymorens. Mais l'itinéraire d'accès par la R.N. 20 reste à faible gabarit, souvent encombrée. Jusqu'en 2001, la traversée de Foix posait de redoutables problèmes qui ont nécessité la construction coûteuse d'un tunnel pour écouler le trafic de transit.
L'ensemble de ces aménagements ne semble guère bénéficier à la préfecture de l'Ariège, dont l'agglomération a perdu une partie de ses habitants depuis les années 1990. C'est surtout dans l'orbite de Toulouse qu'elle vit aujourd'hui, tout comme Pamiers, sans doute mieux placée encore pour profiter du dynamisme de la métropole régionale depuis l'ouverture d'une liaison autoroutière directe (A 66).
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