Ancienne principauté française confinant au Languedoc à l'est, à la Gascogne à l'ouest et à la Catalogne au sud, le comté de Foix correspondait approximativement au bassin de l'Ariège et comprenait deux régions séparées par la barrière calcaire du Plantaurel. Au sud, le haut comté occupait l'endroit où le versant français des Pyrénées est long d'environ 50 kilomètres. Ses vallées montagnardes, limitées par des sommets et par des cols élevés (pic du Montcalm et col de Puymorens) étaient vouées surtout à l'élevage, aux bois et à l'artisanat de la laine et du fer. Il s'est distingué par le particularisme de sa population très attachée à ses comtes, à ses libertés et à ses croyances cathares. Au nord, la plaine céréalière, aux limites plus indécises, était ouverte aux influences extérieures. Les deux principales villes illustrent cette opposition, Foix avec son château, âme du comté, et Pamiers où Simon de Montfort publia ses statuts (1212), où l'Église créa, en 1295, un évêché et un tribunal d'inquisition et où la mainmise royale se fit sentir dès le xiie siècle aux dépens du comte et aussi des libertés municipales.
L'histoire du comté commence vers 1002 a […]
