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FOIX COMTÉ DE

Ancienne principauté française confinant au Languedoc à l'est, à la Gascogne à l'ouest et à la Catalogne au sud, le comté de Foix correspondait approximativement au bassin de l'Ariège et comprenait deux régions séparées par la barrière calcaire du Plantaurel. Au sud, le haut comté occupait l'endroit où le versant français des Pyrénées est long d'environ 50 kilomètres. Ses vallées montagnardes, limitées par des sommets et par des cols élevés (pic du Montcalm et col de Puymorens) étaient vouées surtout à l'élevage, aux bois et à l'artisanat de la laine et du fer. Il s'est distingué par le particularisme de sa population très attachée à ses comtes, à ses libertés et à ses croyances cathares. Au nord, la plaine céréalière, aux limites plus indécises, était ouverte aux influences extérieures. Les deux principales villes illustrent cette opposition, Foix avec son château, âme du comté, et Pamiers où Simon de Montfort publia ses statuts (1212), où l'Église créa, en 1295, un évêché et un tribunal d'inquisition et où la mainmise royale se fit sentir dès le xiie siècle aux dépens du comte et aussi des libertés municipales.

L'histoire du comté commence vers 1002 avec le legs de Roger le Vieux, comte de Carcassonne, à Bernard son deuxième fils. Elle est marquée par une grande indépendance à l'égard du comte de Toulouse (le haut comté échappera toujours à sa suzeraineté) et par des liens très nombreux entretenus avec l'autre versant des Pyrénées : commerce muletier, actes d'hommage, alliances matrimoniales, paréage d'Andorre avec l'évêque d'Urgel (1278). Les comtes furent souvent très valeureux, tel Raimond-Roger (1180-1223) qui s'illustra contre Simon de Montfort. À l'issue de la croisade contre les Albigeois, en 1229, Roger-Bernard II ne perdit que le Mirepoix et le Donezan à l'est. Il faudra attendre 1272 pour que Philippe le Hardi impose par les armes sa suzeraineté immédiate sur tout le comté, d'ailleurs sans conséquences aux plans administratif, judiciaire et fiscal.

Mais la fortune de la maison de Foix ne réussit que trop bien pour le comté. En 1290, à la mort de son beau-père, Roger-Bernard III acquiert la vicomté de Béarn où il part s'installer. C'est l'époque de la cour d'Orthez et bientôt de Gaston Phébus (1343-1391). Ensuite le comté passe aux Foix-Grailly qui deviennent rois de Navarre (1471), puis à la maison d'Albret et enfin aux Bourbons. Henri IV, dernier comte de Foix, réunira ses États patrimoniaux au domaine royal. Le comté formera dès lors l'une des trente-trois provinces de la France d'Ancien Régime avec Foix pour centre administratif, judiciaire et militaire et Pamiers pour évêché.

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Pour citer cet article

Gabriel LLOBET, « FOIX COMTÉ DE  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/comte-de-foix/

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