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FIEF

Dans ses premiers emplois connus, le mot fief désigne un bien meuble. Il devient, au plus tard au xe siècle, l'équivalent, en langue vulgaire, du terme savant «  bénéfice », qui signifie faveur, et que l'on utilisait dans les textes latins pour nommer la récompense accordée pour un service rendu ou attendu. Dans les structures économiques et sociales du Moyen Âge occidental, où la circulation monétaire demeura longtemps très restreinte et où la terre constituait la principale richesse, de tels « bienfaits » consistaient en l'octroi d'un bien foncier ou du droit de percevoir des taxes et des redevances sur un certain territoire.

Le bénéfice fut d'abord souvent un don en toute propriété. Mais comme il rétribuait un dévouement dont chacun pensait qu'il devait se prolonger après la remise de la récompense, le donateur se réserva le droit de reprendre le bien concédé si le service, dont sa libéralité constituait le salaire, cessait d'être accompli, par suite de la mort ou du défaut du bénéficiaire. Le fief devint donc la simple concession d'une jouissance, subordonnée au respect de certaines obligations. Le […]

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Autres références

« FIEF » est également traité dans :

APANAGE

Auteur :  Jacques LE GOFF

L'apanage a essentiellement désigné, à partir de la fin du xiiie siècle, le *fief concédé dans certaines conditions particulières aux enfants, et surtout aux fils puînés du roi de France. On rencontre cependant l'apanage dans certaines principautés seigneuriales qui relèvent de la couronne de France, telles que la Flandre ou… Lire la suite
BAN & ARRIÈRE-BAN

Auteur :  Anne BEN KHEMIS

*Dans le système féodal, les vassaux, ou titulaires de fiefs, doivent au seigneur, donc au roi en particulier, un temps de service militaire, le service d'ost : ils forment le ban. En cas de grand péril, les seigneurs procèdent à la levée en masse de tous les hommes, vassaux et paysans : c'est l'arrière-ban, service sans limitation de durée. Dès la… Lire la suite
FÉLONIE

Auteur :  Jean FAVIER

*Rupture, par le seigneur ou par le vassal, du lien d'homme à homme résultant de l'hommage. Dans la plupart des cas de félonie, il s'agit de la rébellion du vassal contre son seigneur, chose difficilement concevable aux temps postcarolingiens, lorsque le seigneur assurait au vassal la plus efficace des protections, mais devenue inévitable à partir… Lire la suite
FÉODALITÉ

Auteur :  Georges DUBY

Dans le chapitre "Désagrégation des structures monarchiques" : …  leur concédant, pour mieux les tenir en main, des bénéfices que l'on appelait désormais des *fiefs. Le droit de commander et de punir, dont le caractère public s'était sensiblement estompé, se trouva ainsi distribué en un grand nombre de districts minuscules, indépendants en fait les uns des autres, dont chaque forteresse formait le… Lire la suite
FEUDISTE

Auteur :  Jean FAVIER

*Érudit qui, surtout au xviiie siècle, met en ordre et étudie les archives seigneuriales pour préciser les droits et l'extension des fiefs (en fait, des seigneuries). L'activité des feudistes n'est qu'une partie de celle des historiens formés aux méthodes d'érudition élaborées par quelques savants ; ainsi les bénédictins de la… Lire la suite

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Bibliographie

M. Bloch, La Société féodale, A. Michel, Paris, 1939, rééd. 1989

F. L. Ganshof, Qu'est-ce que la féodalité ?, Tallandier, Paris, 5e éd. 1987.

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