Le terme « apanage » (du latin médiéval apanare, donner pour le pain, donner de quoi vivre) et la réalité juridique qu'il définit proviennent du droit privé médiéval. Il désignait à l'origine, dans certaines régions où le droit d'aînesse excluait de la partie essentielle de l'héritage les fils puînés et les filles, les biens donnés à ceux-ci en compensation et, le plus souvent, en échange de la renonciation à la succession paternelle. Cette coutume, liée au droit féodal, a posé des problèmes juridiques et politiques quand elle s'est étendue au droit public – la distinction entre droit privé et droit public n'étant d'ailleurs pas claire dans le droit féodal ancien, surtout dans les pays de droit coutumier.
L'apanage a essentiellement désigné, à partir de la fin du xiiie siècle, le fief concédé dans certaines conditions particulières aux enfants, et surtout aux fils puînés du roi de France.
On rencontre cependant l'apanage dans certaines principautés seigneuriales qui relèvent de la couronne de France, telles que la Flandre ou – comme le spécifie une charte de 1265 du comte Renaud de Forez – le Beaujolais, et, sous une forme essentiellement […]
Autres références
« APANAGE » est également traité dans :
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ART DE COUR
Auteur :
Philippe VERDIER
Dans le chapitre "L'art de cour en France à la fin du XIVe siècle et les grands apanages" : …
André Beauneveu et Jacquemart de Hesdin, qui vont entrer au service du duc Jean de Berry. *La politique des apanages instituée par Philippe VI eut des conséquences plus heureuses pour le développement des arts que pour les destinées du royaume. Louis était devenu duc d'Anjou dès 1350 ; Jean, le futur duc de Berry, devint comte de Poitou en…
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Bibliographie
J. Amado, L'Élaboration de la notion et du droit des apanages royaux. Du droit privé au droit public, mémoire polycopié, faculté de droit de Paris, 1953
L. F. Du Vaucel, Essai sur les apanages, ou Mémoire historique de leur établissement, publ. anon. entre 1780 et 1790
F. Lot & R. Fawtier, Histoire des institutions françaises au Moyen Âge, t. II, Institutions royales, Paris, 1958
C. T. Wood, The French Apanages and the Capetian Monarchy (1224-1328), Cambridge (Mass.), 1966 (et les comptes rendus critiques de W. M. Newman in Speculum, 1967, et de B. Guenée in Annales E.S.C., 1968).
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