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GONSETH FERDINAND (1890-1975)

Mathématicien et philosophe suisse, né à Sonvilier (Jura). Fils d'un industriel, Ferdinand Gonseth étudia les mathématiques à l'École polytechnique fédérale de Zurich, où il présenta sa thèse de doctorat (1915). Professeur à l'université de Berne (1919), puis à l'École polytechnique de Zurich (1929), il adjoignit bientôt à sa chaire de mathématiques supérieures un cours de philosophie des sciences. Dès 1938, il organisa les « entretiens de Zurich », rencontres internationales de philosophie des sciences. En 1947, il fonda Dialectica, revue internationale de philosophie de la connaissance, qu'il dirigea jusqu'à la fin. Il fut aussi fondateur et président honoraire de l'Union internationale de logique, méthodologie et philosophie des sciences. Docteur ès lettres honoris causa de l'université de Lausanne, il fut correspondant étranger de l'Institut de France. La faiblesse de sa vue l'avait mis hors d'état de lire lui-même ; la plus grande partie de son œuvre a été dictée ; il a donné, aveugle, de nombreuses conférences, où il s'affirmait avec une maîtrise qui en imposait à ses contradicteurs. Marié, père de deux enfants, Gonseth mourut à Lausanne, où il s'était établi à sa retraite.

Son œuvre philosophique, d'une unité imposante, est entièrement consacrée à montrer que les sciences sont animées d'un même mouvement, qui n'a rien d'arbitraire parce qu'il doit à la fois s'ajuster à une réalité qu'il s'agit de comprendre et à notre esprit qui doit construire l'idée juste, l'idée qui convient. Gonseth a créé successivement des mots qu'il a doués d'une force d'intention particulière. Ce fut tout d'abord le mot « idonéisme », qui sert à caractériser sa philosophie, « idoine » désignant « ce qui est approprié » à la science actuelle, « ce qui tient compte des conditions » : la bonne théorie est celle qui est le mieux ajustée à la confrontation constante des principes et de l'expérience. Puis il imposa les expressions de « synthèse dialectique » (dans son progrès, la science doi […]

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BACHELARD GASTON (1884-1962)

Écrit par :  Guy SAMAMA

Dans le chapitre "Un psychologisme de variation"  : …  est apportée par un commentaire auquel Bachelard se livre d'un exemple du mathématicien *Ferdinand Gonseth. Celui-ci demandait aux étudiants de l'École polytechnique de Zurich de répondre aux deux questions : Qu'est-ce qu'une droite ? Qu'est-ce qu'un axiome ? La variété des réponses obtenues à des questions portant sur des notions universellement… Lire la suite
OBJET

Écrit par :  Gilles Gaston GRANGER

Dans le chapitre "Les objets, le langage et la pensée"  : …  le Tractatus, qu'« il n'y a pas d'objets logiques ». On peut bien alors parler avec F. *Gonseth d'« objets quelconques », susceptibles d'interprétations variées : « propositions », mais aussi « classes », à condition bien entendu que l'on considère l'objet-proposition comme un tout sans structure interne, et que l'objet-classe ne fasse… Lire la suite

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