L'étymologie du mot objet (ce qui est placé devant) indique qu'il s'agit de ce que l'on vise, soit pour l'atteindre, soit pour le connaître. C'est cette dernière acception qui nous retiendra.
C'est d'abord par l'usage de nos sens que nous percevons des objets ; une première question, qui intéresse alors le psychologue, et sans doute aussi le sociologue, est de reconnaître comment se découpent et s'individualisent ces objets dans notre champ perceptif. Les essais actuels pour construire des robots capables de s'orienter dans un milieu étranger, de s'y mouvoir et d'y exécuter des ordres contribuent à renouveler la position du problème empirique de la perception des objets, sinon à le résoudre.
Sur le plan philosophique, la première interrogation sur le statut des objets en tant que visés par une connaissance concerne leur représentation dans un langage. Que signifie le privilège accordé aux noms dans tout symbolisme, comment s'expriment et se distinguent l'existence et la possibilité d'objets de pensée ?
Dans le prolongement de cette problématique, on conçoit qu'il faille examiner la notion d'objet en tant qu'elle se différencie selon l […]
Autres références
« OBJET » est également traité dans :
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ADAPTATION - Adaptation psychologique
Auteur :
Albert JAKUBOWICZ
Dans le chapitre "Le monde en mouvement et les palpeurs" : …
ils rappellent certaines émotions, remettent en cause certains équilibres, certains présupposés. *Les objets sont habités des mêmes enjeux. Ils favorisent l'adaptation ou soulignent la désadaptation. On sait combien, dans une société de consommation, les gens deviennent des choses, les choses deviennent des gens. L'habitat, la voiture s'…
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ARCHITECTURE & MUSIQUE
Auteur :
Daniel CHARLES
Dans le chapitre "Nouvelle position du problème : la critique de la conscience esthétique" : …
Ne faut-il pas cependant s'interroger sur cette réduction de la « forme » à l'*objet ? On se rappelle en quels termes le Heidegger de « l'époque des conceptions du monde » entreprenait – en 1938 – de se démarquer de Hegel : à la différence de ce dernier, l'auteur de Sein und Zeit refusait d'admettre que la relation sujet-…
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CHOSE
Auteur :
Françoise ARMENGAUD
*Terme de la langue ordinaire dont la référence, une fois exclus les êtres animés, est purement contextuelle : telle « chose difficile », c'est ce sur quoi porte mon action tandis que je parle ; « la chose en question », c'est ce dont nous nous entretenons sans lui donner son nom usité ; « dites quelque chose » signifie « dites n'importe quoi pourvu…
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CONCEPT
Auteur :
Jean LADRIÈRE
Dans le chapitre "Les propriétés du concept" : …
: il renvoie à un fragment de réalité relativement isolable, visé en tant qu'unité concrète. *Celle-ci peut appartenir au domaine des choses perceptibles ou au domaine des choses idéales (telles que les entités mathématiques) ; dans l'un et l'autre cas, on pourra dire que le sujet se réfère à des objets. Le prédicat a pour fonction…
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CONNAISSANCE
Auteurs :
Michaël FOESSEL, Yves GINGRAS, Jean LADRIÈRE
Dans le chapitre "Le concept de représentation" : …
de deux types de présence : d'une part, la présence effective directe d'une personne, d'un *objet, d'une action ; d'autre part, la présence indirecte, médiatisée par la première, d'une réalité qui n'appartient pas au champ de l'appréhension directe. La première disparaît en quelque sorte sous la seconde : elle ne s'exerce plus pour elle-…
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Bibliographie
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