Le mime Étienne Decroux n'a cessé de lutter pour la rénovation de l'art du mime. Selon ce maître de Jean-Louis Barrault et de Roger Blin, « après Deburau, le mime est devenu acteur ». Allant à l'encontre de la mimotechnique de Wague, qui accorde au minimum de gestes un maximum d'expression, le « mime véritable » de Decroux s'exprime par les mouvements du corps : par la technique du « mime corporel », Decroux traduira parfaitement les mouvements de l'homme et de la machine (imitation naturaliste).
La ligne la plus parfaite de cette expression dramatique se révèle dans la pantomime de style. Mais, la « théâtralisation » en demeure difficile. Decroux fonde alors son école qu'il transportera quelque temps aux États-Unis. Revenu en France, il donne l'exemple d'un travail plein de rigueur et d'exigence. Son influence est de première importance.
Photographie
Étienne Decroux Étienne Decroux, tenant du «mime corporel». Photographie de Denise Bellon, 1943.
Crédits: D. Bellon/ AKG Consulter
Armel MARIN
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