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DIOSCORIDE PEDANIUS (40 env.-env. 90)

Né en Cilicie, à Anazarbe, ce Grec d'Asie Mineure étudia la médecine à Alexandrie puis à Athènes où il fut l'élève de Théophraste. Venu à Rome, il devint médecin militaire des légions sous Néron et parcourut, entre 54 et 68, une grande partie de l'Europe, mettant à profit ses voyages pour approfondir ses connaissances cliniques et botaniques ; il en tira les éléments d'un ouvrage qui est la première description des remèdes et de leur préparation. Ce traité en six livres, De universa medicina, contient la description de six cents plantes médicinales (dont plusieurs étaient inconnues avant Dioscoride), avec la manière de les utiliser, et la liste des maladies qu'elles guérissent. Si l'auteur semble moins familier avec le règne animal (il ne fait que rapporter des superstitions), par contre les remèdes d'origine minérale lui sont connus, et il est le premier à décrire le rôle de l'eau de chaux, du sulfate de cuivre, de l'acétate de plomb, de l'antimoine, de l'arsenic et du soufre en pharmacothérapie. Le dernier chapitre de son traité concerne les venins, les poisons et les contrepoisons.

Ajoutant à ses vastes connaissances personnelles les notions pharmacologiques connues à son époque, il établit, dans sa Médecine universelle, les bases scientifiques de la pharmacie.

L'ouvrage de Dioscoride, écrit en grec, inspira Pline et fut beaucoup cité par Galien. Traduit en latin et en arabe, il influença les pharmacopées orientale et occidentale, et fut commenté en France jusqu'à la fin du xviiie siècle.

Jacqueline BROSSOLET

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Dans le chapitre "Antiquité"  : …  Des nombreux auteurs grecs postérieurs à Théophraste (372-287 av. J.-C.), le plus typique est *Dioscoride, dont l'ouvrage (en traduction latine De materia medica) parut vers 50 après J.-C. Il y présente plus de six cents espèces végétales. Parfois sans décrire la plante qu'il étudie (par exemple : « La ronce est de connaissance… Lire la suite
COULEURS, histoire de l'art

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Dans le chapitre "Perception, représentation et production de la couleur dans les civilisations antiques"  : …  asiatique ; cette dernière couleur n'apparaît d'ailleurs pas dans la tradition gréco-romaine. *Dioscoride d'Anazarbe (ier s. apr. J.-C.) reprend à son compte les travaux de Théophraste et, dans son traité Sur la matière médicale, il rapporte les qualités tinctoriales des plantes les plus utilisées pour l'extraction… Lire la suite
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