Né à Jönköping, en Suède. Après une carrière d'économiste et de spécialiste des problèmes financiers (il fut notamment président du conseil d'administration de la Banque de Suède), puis à partir de 1947 de diplomate, Dag Hammarskjöld est nommé, en 1951, vice-président, puis président de la délégation suédoise à l'Assemblée générale de l'O.N.U. La démission, en novembre 1952, du secrétaire général des Nations unies, Trygve Lie, pose de difficiles problèmes de succession. C'est finalement sur Dag Hammarskjöld que se portent les suffrages et, le 10 avril 1953, il est élu pour cinq ans secrétaire général de l'O.N.U. Son mandat sera renouvelé à l'unanimité en septembre 1957. Les cinq Grands avaient choisi en lui un technocrate, originaire d'un pays qui n'était pas directement engagé dans la guerre froide, dont ils espéraient un mandat sans éclat, consacré à des tâches essentiellement administratives. Mais Hammarskjöld se fait une toute autre idée de ses nouvelles fonctions. Son premier soin est de réformer le secrétariat afin d'assurer aux fonctionnaires internationaux une indépendance qui, le mandat de Trygve Lie l'avait démontré, leur faisait parfois défaut. Créant un nouveau corps […]
