2. Histoire
• Fondation de la République populaire démocratique de Corée
En 1945, l'armée soviétique, qui occupait la partie nord de la péninsule, reconnut le Comité populaire comme pouvoir représentatif des Coréens. Dès octobre, Kim Il-sung, né le 15 avril 1912, apparut devant la foule. Le 8 février 1946, Kim Il-sung, alors secrétaire général du Parti du travail (Parti communiste au début) fondé le 10 octobre 1945, devint président du Comité populaire provisoire. À la suite des élections générales du 19 février 1947 fut formée une Assemblée populaire dont l'exécutif fut le Comité populaire, avec Kim à sa tête.
Après la fondation de la république de Corée au Sud le 15 août 1948, le Nord organisa, le 25 août, les élections de 572 députés à l'Assemblée populaire suprême, qui se réunit le 1er septembre pour la première fois, adopta une Constitution et désigna Kim Premier ministre. La R.P.D.C. fut proclamée le 9 septembre 1948. L'armée populaire fut mise en place le 8 février 1949, après le départ des troupes soviétiques.
C'est à cette époque que Pak Hon-yong, leader des forces gauchistes dans la partie sud, se réfugia au Nord et devint vice-Premier ministre. Après la « guerre de libération de la patrie » (guerre de Corée, 1950-1953), déclenchée par Kim Il-sung le 25 juin 1950, qui fut un désastre, il fallait désigner les coupables. En août 1953, Pak et treize autres dirigeants venus du Sud furent arrêtés, onze d'entre eux exécutés. En 1958, les dirigeants des factions pro-chinoise et pro-soviétique tentèrent de prendre le pouvoir. Mais ils furent éliminés par les partisans de Kim, réclamant la « renaissance par ses propres forces » (charyŏk kaengsaeng). De là fut définitivement établi un système monolithique sous la direction incontestée de Kim Il-sung.
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