3. Systématique
Les Cnidosporidies doivent être divisées en deux grands ensembles : les Microsporidies (qui formeront sans doute ultérieurement une classe indépendante), toujours unicellulaires et possédant une seule cupule polaire, et les Cnidosporidies stricto sensu. Ces dernières se répartissent en deux ordres qui peuvent être définis de façon approximative par leurs capsules polaires qui sont au nombre de deux chez les Myxosporidies et de trois chez les Actinomyxidies.
• Les Microsporidies
Les Microsporidies sont des parasites intracellulaires de très petite taille dont la spore qui ne présente qu'une seule capsule polaire est toujours unicellulaire, contrairement à ce qu'on a cru pendant très longtemps. Ce sont donc des Protozoaires incontestables. La microscopie électronique a permis de donner une image précise de l'ultrastructure de cette spore qui comprend : a) l'enveloppe externe ; b) l'appareil d'extrusion, formé lui-même de la capsule polaire et du filament polaire, du polaroplaste lamellaire et vésiculaire et de la vacuole postérieure ; c) le sporoplasme, qui est représenté par les éléments classiques de la cellule, c'est-à-dire le cytoplasme avec ribosomes et réticulum endoplasmique, ainsi que l'appareil nucléaire, formé d'un noyau simple ou double. Il ne semble pas y avoir de zone spécialisée qui correspondrait au « germe » décrit classiquement (Vivier, 1979).
Les Microsporidies parasitent presque tous les embranchements mais plus particulièrement les Arthropodes. Les espèces qui attaquent le ver à soie et l'abeille sont les plus célèbres en raison de leur importance économique. Cependant toutes les espèces de Microsporidies ne sont pas nuisibles et celles qui parasitent les moustiques, la Cochylis de la vigne, etc., jouent un rôle utile dans les équilibres naturels et pourraient être utilisées dans la lutte biologique contre ces insectes.
La pébrine et les travaux de Pasteur
Maladie du ver à soie, dont l'agen […]
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