3. Formation du mouvement Freinet
C'est par une correspondance scolaire fameuse que Freinet, de Bar-sur-Loup, et René Daniel, de Trégunc, ouvrent la dynamique des correspondances, échanges, voyages, dès 1924, qui marqueront la pédagogie active « Freinet ». Il participe au congrès international de l'éducation nouvelle, adapte une presse à imprimer pour faire un journal dans sa classe, saisit l'opportunité des bavardages et des jeux d'enfants pour inventer avec Élise le texte libre et l'expression libre.
En 1927 se tient à Tours le premier congrès de « l'imprimerie à l'école ». En 1929, avec Roger Lallemand, ils ont l'idée du fichier scolaire coopératif, puis de la Bibliothèque de travail, ces outils de ressourcement du travail en petit groupe, ou individualisé. Car pour apprendre, il faut autre chose que le maître, il faut « en plus » l'encyclopédie de la vie. Les bibliothèques de travail sont d'une grande rigueur scientifiques, et souvent co-signées par des scientifiques, des artistes, des créateurs reconnus.
En 1935 il fonde avec les autres mouvements pédagogiques, et spécialement le Groupe français d'éducation nouvelle mené par Henri Wallon, le Front de l'enfance. Le 30 décembre 1945, la Coopérative de l'enseignement laïc (1928) tient sa nouvelle assemblée générale, en Seine-et-Oise. En 1947 naît l'I.C.E.M., l'Institut coopératif de l'école moderne. En 1957 a lieu le congrès fondateur de la F.I.M.E.M., Fédération internationale des mouvements de l'école moderne. L'Association Les Amis de Freinet et son journal, ses archives, a pris de l'ampleur et de l'actualité grâce à Hervé Moullé, et son président, Guy Goupil.
On estime à environ 100 000 les enseignants attachés aux techniques Freinet dans le monde. Mais l'influence ne se chiffre pas. Dès la mort de Freinet, le 8 octobre 1966, ses idées fournissent le canevas des instructions officielles françaises, et le resteront.
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