Dans les écrits du xvie siècle, on l'appelle « Dirick de Haarlem », dans d'autres « Dirk de Louvain ». Il s'agit en fait d'un seul et même personnage dont le nom véritable est Dirk Bouts. Né à Haarlem, il se fixe vers 1445-1448, au moment de son mariage, à Louvain où il réalise ses principaux chefs-d'œuvre. On sait qu'il eut quatre enfants dont deux garçons, Dirk et Albert, furent peintres. On ignore quel fut le maître de Dirk Bouts. Hulin de Loo en 1926, se fondant sur l'incontestable influence de Rogier van der Weyden, suppose qu'il travailla chez ce dernier à Bruxelles. D'autres spécialistes (Schöne, 1938) pensent que Bouts et Ouwater travaillèrent ensemble à Haarlem où ils entrèrent en contact avec Petrus Christus qui les aurait initiés à l'art de Van Eyck et de Rogier van der Weyden. De là cette profonde et remarquable réserve « hollandaise », ce sens du paysage et des harmonies cendrées qui donnent à l'art de Bouts une place particulière dans l'art des primitifs flamands. Ces hypothèses très différentes cherchent à expliquer deux faits certains : d'une part l'influence de Van der Weyden, manifeste dans des œuvres telles que la Mise au tombeau d […]
