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BOURVIL ANDRÉ RAIMBOURG dit (1917-1970)

Sans aucun doute possible, Bourvil a été le plus grand acteur comique de sa génération. Son registre s'étendait à tous les genres, de l'humour bouffon au drame, avec une subtilité qui lui a permis de passer d'un extrême à l'autre en donnant l'impression de rester toujours naturel. Tout au long de sa carrière, il eut, à plusieurs reprises, le courage de ne pas se satisfaire d'un succès trop facile, faisant preuve d'exigence vis-à-vis de lui-même et de son métier de comédien.

Bourvil est sans doute le seul fantaisiste de music-hall (avec Raimu et Fernandel) à avoir réussi au cinéma une carrière qui ait exploité toutes les facettes de sa riche personnalité. Étiqueté « amuseur », il parviendra, malgré les réticences des producteurs qui le cantonnèrent pendant plusieurs années dans les emplois de « niais », à prouver qu'il était un interprète d'une absolue diversité.

Rien ne destine au spectacle André Raimbourg, né à Pétrot-Vicquemare, près de Bourville — d'où son pseudonyme — en Normandie. Apprenti boulanger, il s'amuse à jouer du cornet à piston : une passion qui lui ouvre le chemin du royaume des saltimbanques. À Paris, où il fait son service militaire, en 1937, dans la musique, au 24e régiment d'infanterie, le futur Bourvil pousse volontiers la chansonnette, et hante les caf'conc' de quartier. À la Libération, il tente sa chance dans les radios-crochets en imitant son idole, Fernandel, et débute au cabaret et à la radio. Vêtu, comme le veut la tradition, d'un costume de « paysan endimanché », Bourvil mène l'art de la chansonnette faussement naïve jusqu'à un raffinement jamais atteint. Entre ses mains, les couplets assez consternants de « Elle vendait des cartes postales... et aussi des crayons » deviennent le canevas d'une petite comédie irrésistible : la gestuelle de Bourvil est aussi éloquente que sa parole et ses silences.

Très vite, Bourvil débute au cinéma où il se contente de reprendre à l'écran son personnage de music-hall. Pendant cinq ans, et ce dès La Ferme du pendu (1945), Bourvil sera le paysan naïf, plein de bon sens, l'amou […]

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« BOURVIL ANDRÉ RAIMBOURG dit (1917-1970) » est également traité dans :

LA GRANDE VADROUILLE, film de Gérard Oury

Écrit par :  Kristian FEIGELSON

…  chaude, puis il tourne La Menace, en 1960, et Le crime ne paie pas en 1961. *Mais c'est Le Corniaud (1965), avec la paire formée par Bourvil et Louis de Funès, qui le consacre en tant que réalisateur populaire, avant La Grande Vadrouille qui exploitera nombre des recettes déjà expérimentées. En 1942, en… Lire la suite

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