Aurillac, préfecture du Cantal, compte 30 000 habitants et l'aire urbaine 45 000 habitants (au recensement de 1999).
La ville s'établit en position de contact entre le massif volcanique du Cantal, au nord, et les plateaux (Châtaigneraie, Xaintrie...) qui le bordent au sud. Un petit bassin (dit « plaine d'Arpajon ») matérialise le contact géologique et morphologiqueetvaut à Aurillac des relevés de températures systématiquement minorées dans les bulletins météo. La ville commande ainsi l'accès aux grandes vallées (Jordanne, Cère) d'un massif voué à l'élevage bovin et à la production fromagère (fourme, cantal, salers). Au sud s'établissait le domaine de la polyculture, associant cultures céréalières (seigle puis blé) et élevage. Mais on y était moins riche, sur de petites propriétés, que dans les grosses fermes de la montagne. La modernisation et la diversification de l'élevage, ainsi qu'une production fourragère atténuent aujourd'hui ces différences.
Cette ville de contact doit cependant son existence à une fondation monastique et s'établit autour de l'abbaye fondée par saint Géraud à la fin du ixe siècle, malgré l'existence d'u […]
