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ARISTOPHANE (~445-~380)

Aristophane est le plus grand poète comique grec. Ses comédies, qui peuvent paraître, avec leur fantaisie verbale et leurs outrances grossières, destinées à faire rire la populace, témoignent d'une attitude franche et réfléchie en face des problèmes qui se posaient à ses contemporains : elles expriment les convictions profondes d'un citoyen engagé dans la vie politique et attentif au mouvement des idées.

Aristophane, né à Athènes sans doute en 445 avant J.-C., fit représenter sa première comédie, Les Banqueteurs, où, semble-t-il, il raillait l'éducation des sophistes, en 427, sous un nom d'emprunt, comme la deuxième, Les Babyloniens, dirigée contre le démagogue Cléon, en 426. La plupart de ses pièces ont été publiées pendant la guerre du Péloponnèse, qui dura de 431 à 404, et elles sont profondément marquées par l'actualité. Elles appartiennent à ce que l'on a appelé la comédie « ancienne », dont la structure complexe est illustrée par une mise en scène à grand spectacle. Le chœur participe à l'action avec animation et, dans une sorte d'intermède, la parabase, dépouillant son déguisement grotesque, s […]

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Autres références

« ARISTOPHANE (~445-~380) » est également traité dans :

LE BANQUET, Platon

Auteur :  François TRÉMOLIÈRES

Dans le chapitre "Éros philosophe" : …  Éros : le Céleste et le Vulgaire. Eryximaque, en médecin, le définit comme attraction universelle. *Aristophane, l'auteur de comédies, propose un récit des origines : l'androgyne, ayant défié les dieux, a été puni et divisé, donnant naissance à l'homme sous sa forme actuelle ; l'amour, faisant de deux êtres un seul, tente de surmonter ce qui a été… Lire la suite
COMÉDIE

Auteur :  Robert ABIRACHED

Dans le chapitre "La comédie antique" : …  de 450 à la fin du ve siècle, la « comédie ancienne » est illustrée surtout par *Aristophane ; fantaisiste jusqu'au mépris de toute vraisemblance, mariant la bouffonnerie et la poésie, elle n'en mord pas moins directement sur le réel : elle met en scène les petites gens de l'Attique aux prises avec l'actualité la plus immédiate,… Lire la suite
EURIPIDE (~480 env.-~406)

Auteur :  Édouard DELEBECQUE

Dans le chapitre "Euripide en son temps" : …  un jugement définitif. Juste après la mort d'Euripide, dans sa comédie des Grenouilles, *Aristophane, l'inventeur et le maître du genre des « à la manière de », qu'il manie avec une aisance merveilleuse par son aptitude à discerner les traits marquants de l'auteur et de l'homme, le met en balance avec Eschyle. Comme il cherche le poète… Lire la suite
GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - La cité grecque

Auteurs :  François CHÂTELETPierre VIDAL-NAQUET

Dans le chapitre "Aristophane et les sophistes" : …  L'affaire se complique avec les difficultés qui surgissent à partir de 431. *La comédie aristophanesque témoigne d'une première attitude critiquequi, certes, ne parvient pas à la théorie mais qui, précisément, est significative du refus de l'attitude théorique. Si la situation de la ville se dégrade, c'est qu'on a fait une confiance… Lire la suite
GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - Langue et littérature

Auteurs :  Joseph MOGENETJacqueline de ROMILLY

Dans le chapitre "Le théâtre" : …  quant à leur conception générale de la vie : chacun d'eux a aussi son style propre, sa technique. *Aristophane les a le mieux perçus, lui qui, dans Les Grenouilles, oppose vivement les « vocables hauts comme des tours » d'Eschyle aux subtilités pointues d'Euripide, la majesté des personnages et la lenteur de l'intrigue chez le premier à… Lire la suite

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Bibliographie

Œuvres d'Aristophane : V. Coulon et H. van Daele éd., 5 vol., Les Belles Lettres, 1969-1972

J. van Leeuwen éd., 12 vol., Leyde, 1885-1908

Blaydes éd., avec scholiastes, 12 vol., Halle, 1880-1893

rééd. des scholiastes W. J. W. Koster, D. Holwerda, D. Mervyn Jones et N. G. Wilson éd., Groningue, depuis 1960.Traductions françaises : A. Willems trad., 3 vol., Paris-Bruxelles, 1919

Théâtre complet, V. H. Debidour trad., 2 vol., Gallimard, 1987.

Études

M. Casevitz, Commentaire des Oiseaux d'Aristophane, l'Hermès, 1978

M. Croiset, Aristophane et les partis à Athènes, Paris, 1906

V. H. Debidour, Aristophane par lui-même, Paris, 1962

K. J. Dover, Aristophanic Comedy, Londres, 1972

V. Ehrenberg, The People of Aristophanes. A Sociology of Old Attic Comedy, 3e éd., Oxford, 1962

T. Gelzer, « Aristophanes 12 », in Paulys Real-Enzyklopädie der klassischen Altertumwissenschaft, Stuttgart, Pauly-Wissowa, suppl. au vol. XII, col. 1392-1569, 1970

P. Mazon, Essai sur la composition des comédies d'Aristophane, Paris, 1904

G. Murray, Aristophanes. A Study, Oxford, 1933

J. Taillardat, Les Images d'Aristophane. Études de langue et de style, 2e éd., Paris, 1965

P. Thiercy, Aristophane, fiction et dramaturgie, Les Belles Lettres, 1985.

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