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BENEŠ EDVARD (1884-1948)

Discours d'Edvard Benes en 1925

Fils de paysans de Bohême du Sud, Edvard Beneš s'affirme tout d'abord comme universitaire et publiciste. Il étudie la philosophie, la philologie romane et la science politique à l'Université de Prague puis à celle de Dijon, dont il devient docteur en droit en 1908. Beneš commencera par écrire dans la presse social-démocrate tchèque. Sous l'influence combinée du radicalisme franc-maçon français et de l'individualisme critique de son professeur Tomáš Masaryk, il s'éloigne vite du marxisme. De 1909 à 1915, il enseigne à Prague l'économie politique et la sociologie dans l'esprit de l'École libre des sciences politiques de Paris, qui restera sa véritable alma mater.

Après le déclenchement de la Première Guerre mondiale, il contribue à organiser la « maffia » qui renseigne l'Entente sur les activités du gouvernement austro-hongrois. Dès septembre 1915, il est à Paris où son activité est double : publications d'articles et de pamphlets anti-austro-hongrois, dans lesquels « Bělský » (Beneš) évolue de l'autonomisme à l'indépendantisme et du « tchéquisme » au tchécoslovaquisme ; et activité politique en liaison avec Masaryk qui réside d'abord à Londres. Secrétaire général du Conseil national tchécoslovaque en février 1916, il le transforme progressivement en gouvernement provisoire (juin 1918), grâce à ses amis Briand, Pichon et Balfour.

Ministre de l'Intérieur et des Affaires étrangères du premier gouvernement tchécoslovaque, il dirige la délégation de son pays à la Conférence de la paix. Il en ramène des frontières stratégiques sûres et un statut de pays vainqueur, même s'il ne parvient pas à démembrer ce qui reste d'Allemagne et de Hongrie.

Artisan, avec la France, d'une alliance de revers contre l'Allemagne et la Hongrie, il construit de 1920 à 1924 le système de la Petite Entente qui groupe autour de la Tchécoslovaquie et de la France la Roumanie et la Yougoslavie. Dirigeant du Parti socialiste-national à partir de 1920, il est la cheville ouvrière du rassemblement du Château qui se constitue autour de la personne de Masaryk,  […]

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« BENEŠ EDVARD (1884-1948) » est également traité dans :

FIERLINGER ZDENĚK (1891-1976)

Écrit par :  Vladimir Claude FISERA

… *Né à Olomouc (Moravie), Fierlinger étudie au collège commercial de cette ville et y reçoit une formation économique. Après un séjour en Russie (de 1910 à 1914), il se retrouve prisonnier dès le début de la Première Guerre mondiale et, avec l'appui de la mission militaire française et du gouvernement du tsar, organise une fraternité militaire pour… Lire la suite
MASARYK JAN (1886-1948)

Écrit par :  Vladimir Claude FISERA

… *Fils du premier président de la République tchécoslovaque, Tomáš Masaryk, et de l'Américaine Charlotte Garrigue, Jan Masaryk, musicien doué et causeur attachant, cache sous un humour de bon vivant une sensibilité très vive marquée par le protestantisme social de ses parents. Ce doux géant est en fait un infirme et un valétudinaire angoissé par le… Lire la suite
PRAGUE COUP DE (1948)

Écrit par :  Vladimir Claude FISERA

… *La crise que connut la Tchécoslovaquie, du 13 au 25 février 1948, se déroula tant au niveau des institutions qu'au niveau de la rue. Les communistes, qui avaient obtenu 38  p. 100 des voix aux élections de mai 1946, contrôlaient directement des ministères clés tels l'Intérieur, l'Information, l'Agriculture, les Finances et, indirectement, la… Lire la suite
TCHÉCOSLOVAQUIE

Écrit par :  Marie-Elizabeth DUCREUXMichel LARANJacques RUPNIK

Dans le chapitre "La Ire République et ses problèmes (1920-1938)"  : …  de la République jusqu'à sa retraite volontaire en décembre 1935 : il fut alors remplacé par* Beneš (1884-1948) en faveur duquel s'unirent parlementaires du centre et de la gauche. Dans l'ensemble, les partis tchèques et slovaques tinrent à l'écart les représentants des tendances extrêmes : à droite les nationaux-démocrates (grande… Lire la suite

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