Dans les langues flexionnelles, chacune des marques morphologiques, dont l'ensemble est appelé flexion, et qu'on assigne à toute catégorie grammaticale faisant partie du syntagme nominal ou le représentant. Ce phénomène constitue le caractère formel et repérable de la rection, ou ensemble des rapports syntaxiques des éléments d'une construction, dont les cas contribuent à marquer la structure, ou en sont parfois même les seuls indices (notamment quand il s'agit de langue où l'ordre n'est pas contraignant).
Au système très riche et très complexe des cas (le sanskrit en compte 8, le latin 6, le grec 4, l'ancien français 2, l'oblique et le direct), le changement linguistique substitue un système généralisé de prépositions et d'ordre des morphèmes. Beaucoup de langues conservent néanmoins des traces de flexion dans le paradigme des pronoms personnels. Parfois enfin, comme en allemand (4 cas), les prépositions coexistent avec la déclinaison. Quant aux quinze cas du finlandais, on est en droit de se demander s'il n'est pas possible de les assimiler à une série de postpositions amalgamées au radical.
Nicole QUENTIN-MAURER
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