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Écrit par : Christophe CHICLET
Patriarche de l'Église orthodoxe russe de 1990 à 2008, Alexis II est issu d'une vieille famille de hobereaux prussiens, les von Ridiger, implantée à Tallinn, la capitale de l'Estonie, et convertie à l'orthodoxie. Né le 23 février 1929, Alexeï Mikhaïlovitch Ridiger grandit dans le milieu des Russes blancs exilés dans les pays Baltes indépendants de ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT
Abraamios, le futur Athanase, naît à Trébizonde, où, orphelin, il grandit, épris de vie intérieure, dans la meilleure société. Après 945, il fait à Constantinople une brillante carrière universitaire, mais rompt avec le siècle après avoir rencontré un grand spirituel, Michel Maléïnos, higoumène du mont Kymina, où Abraamios devient moine sous le no ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT
Le patriarche Athénagoras a joué un rôle déterminant dans l'évolution contemporaine de l'Église orthodoxe et du Mouvement œcuménique. Né dans l'Épire encore ottomane, il étudia à la faculté patriarcale de Halki puis devint secrétaire de l'évêque de Monastir, en Macédoine, pendant les guerres balkaniques et la Première Guerre mondiale. Il fit ainsi ... Lire la suiteÉcrit par : Pierre PASCAL
Après les guerres de religion, l'Église catholique éprouva un besoin de réforme qui entraîna plus tard une division entre modérés et rigoristes. De même, après le désordre moral et religieux du « temps des troubles » (1584-1613), l'élite du clergé russe commença la réforme d'où sortit le schisme (raskol) des vieux-croyants (staroviery ... Lire la suiteÉcrit par : Christophe CHICLET
Deux cent soixante-dixième successeur de l'apôtre André, Mgr Bartholoméos Ier est devenu patriarche œcuménique et archevêque de Constantinople le 2 novembre 1991. Cette fonction fait de lui le chef spirituel des 300 millions de chrétiens orthodoxes. Les Églises orthodoxes étant autocéphales, le patriarche œcuménique n'a pas a ... Lire la suiteÉcrit par : Jean GOUILLARD
Issu d'une famille de la classe sénatoriale, Cérulaire est attiré par la politique. On lui prête même des visées impériales. À la suite de l'échec d'un complot contre Michel IV (1040), il se fait moine. En 1043, par la faveur de Constantin IX Monomaque, il est élu patriarche, tenant ainsi la revanche de ses premières ambitions. Porté par une suite ... Lire la suiteÉcrit par : Christophe CHICLET
Christos Paraskevaïdis est né le 21 octobre 1939 à Xanthi, dans la Thrace occidentale grecque, d'une famille de Grecs pontiques chassée par les Turcs après la Première Guerre mondiale. Il prononce ses vœux sacerdotaux en 1961, puis, en 1965, il est ordonné prêtre. Deux ans plus tard, il est docteur en théologie de la faculté de droit et de théolog ... Lire la suiteÉcrit par : Roger BERNARD
Les deux frères Cyrille et Méthode ont accompli une œuvre d'une portée mondiale en arrachant aux ténèbres la vieille langue des Slaves et en élevant cet idiome méprisé à la dignité d'une langue écrite. Leur œuvre, allant de pair avec la christianisation des Slaves, permit à ces derniers de mieux résister aux tentatives de domination ou d'assimilat ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard DUPUY
Né le 8 septembre 1914 à Istanbul, Dimitrios Papadopoulos appartenait à une famille grecque phanariote. Après ses études au lycée français de Galata (Istanbul) et à la fameuse école de théologie de Halki, il est ordonné prêtre, le 29 mars 1942. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, entre 1945 et 1950, il est nommé à Téhéran où il réorganise la c ... Lire la suiteÉcrit par : Jean GOUILLARD
Né à Arakhova (à l'est de Delphes), orphelin très jeune, Dosithée est confié à un monastère et ordonné diacre à onze ans. À Constantinople, il fréquente les cours du « néo-aristotélicien » Jean Caryophyllès et apprend, dit-on, le latin et l'italien, le turc et l'arabe. En 1657, son compatriote le patriarche de Jérusalem Païsios (1645-1666) se l'at ... Lire la suiteÉcrit par : Jean GOUILLARD
Né à Monembasie, dans le Péloponnèse, peu après l'entrée des Turcs, Gabriel Sévère fait ses études supérieures à l'université de Padoue. En 1572, la confrérie grecque de Venise lui confie la paroisse de San Giorgio. Peu après (1577), le patriarche de Constantinople, Jérémie II, le nomme métropolite de Philadelphie (actuellement Alasehir, en Turqui ... Lire la suiteÉcrit par : Jean GOUILLARD
Né à Byzance en 1405, Georges Kourtésès dit Scholarios reçoit sa première formation générale du futur métropolite d'Éphèse, Marc, mais il sera surtout un extraordinaire autodidacte. Il assume d'abord un enseignement privé de grammaire et de philosophie. Vers la trentaine, il exerce déjà d'importantes fonctions dans l'État : membre du Collège suprê ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT
Savant abbé et chef d'école, Joseph de Volokolamsk (en russe Iossif Volotski) a, plus que quiconque, contribué à figer dans le ritualisme la Russie du xvie siècle. Né dans une famille noble d'origine lituanienne, Ivan Sanine s'oriente très tôt vers la vie monastique (il prend alors le nom de Joseph) et, après un long et rude no ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT
Une des plus fortes personnalités de l'hellénisme sous la domination ottomane, Cyrille Loucaris, né en Crète, étudia à Venise et à Padoue, comme les clercs les plus doués de l'Église grecque à cette époque, et acquit une grande maîtrise de la rationalité occidentale. Le patriarcat de Constantinople l'envoya dans la métropole de Kiev, qui englobait ... Lire la suiteÉcrit par : Emmanuel ZAKHOS-PAPAZAKHARIOU
Né à Án o Panagkia, près de Páfos, dans une famille paysanne, le jeune Mikhaíl Khristódhoulos Mouskos ne peut faire des études que grâce à l'assistance d'un monastère. Après des études secondaires à Nicosie, il est, en 1938, ordonné diacre de l'Église orthodoxe grecque. De 1938 à 1943, il étudie le droit et la théologie à Athènes et assure des pré ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT
Vénéré dans l'Église orthodoxe comme un confesseur de la foi, saint Marc Eugenikos, métropolite d'Éphèse, formé à la célèbre Académie patriarcale, fut marqué par la tradition palamite et plus particulièrement par la pensée de Nicolas Cabasilas. Celui-ci assumait et rectifiait l'apport augustinien, tardivement connu en Orient, par la notion du salu ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT
Emmanuel Margounios (Maxime à partir de sa profession monastique en 1578) naît en Crète d'un père crétois et d'une mère vénitienne, dans un milieu où l'occupation de l'île par Venise, depuis le xiiie siècle, permet une véritable osmose entre le monde grec et le monde latin. Formé à Padoue, il est nommé évêque de Cythère par le ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT
Devenu moine sous le nom de Maxime, ouvert au mouvement de la Renaissance et adversaire du courant « joséphien » de la troisième Rome, Michel Trivolis, né à Arta (Épire), se rendit d'abord en Occident pour s'y former à l'humanisme que les savants byzantins de la génération précédente y avaient développé. Il séjourna à Paris, à Florence, à Venise e ... Lire la suiteÉcrit par : Jean GOUILLARD
Né à Héraclion (Crète), cousin de Cyrille Lucaris. Après une première formation reçue à l'école du monastère Sainte-Catherine, Mélèce poursuit des études supérieures à l'université de Padoue ; il y compte parmi ses condisciples Gabriel Sévère. Il est ordonné prêtre par le patriarche Sylvestre d'Alexandrie (entre 1570 et 1590), dont il devient le s ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT
Principal rénovateur de la tradition hésychaste dans le monde grec à la fin du xviiie siècle, Nicodème, né à Naxos, fit ses études à Smyrne, bénéficiant de la renaissance intellectuelle grecque de l'époque. En particulier, il apprit le latin, l'italien et le français. Sa force devait consister à faire servir ses connaissances à ... Lire la suiteÉcrit par : Jean GOUILLARD
Disciple et peut-être parent du patriarche Photius, Nicolas partage la disgrâce de celui-ci en 886 : il perd son poste de fonctionnaire public et entre dans un monastère. Mais Léon VI, qui ne lui avait pas retiré son amitié, le reprend bientôt comme mystikos (« homme de confiance ») ; le nom lui est resté, sans qu'on soit en mesure de dét ... Lire la suiteÉcrit par : Richard E. PIPES, Universalis
Patriarche célèbre de l'Église russe, Nikon est né le 7 mai 1605 à Valmanovo, près de Nijni-Novgorod. Issu d'une famille de moujiks finnois, Nikon, de son vrai nom Nikita Minine, se forme dans un monastère avant de se marier. Devenu prêtre, il s'installe à Moscou, jusqu'à ce que le décès de ses enfants lui fasse rechercher la solitude. De 1634 à 1 ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT
Moine orthodoxe que l'hagiographie russe appelle le Grand Starets. Nil de la Sora fut le témoin de la pauvreté et de la liberté évangéliques, d'un christianisme de transfiguration, au moment où la Russie, au seuil des Temps modernes, s'immobilisait dans une sorte de totalitarisme sacral. Les biographies de saint Nil Sorski ayant été brûlées lors d ... Lire la suiteÉcrit par : Jean GOUILLARD
La figure la plus célèbre de la colonie monastique du mont Latros (actuel Beśparmak dagi), aux abords de l'ancienne Milet. Paul s'inscrit, malgré un certain nomadisme, dans la lignée des stylites : recherche des cimes et rayonnement paradoxal. Son stage d'obéissance accompli, il s'installe pour douze ans sur un rocher pourvu d'une caverne. Accablé ... Lire la suiteÉcrit par : Christophe CHICLET
Quarante-quatrième patriarche de l'Église orthodoxe serbe fondée en 1219, Mgr Pavle est mort le 15 novembre 2009 à l'hôpital militaire de Belgrade à l'âge de quatre-vingt-quinze ans. Gojko Stojčevic est né le 11 septembre 1914 dans le district de Donji Mihojac, commune de Kučanci en Slavonie croate, alors territoire de l'Empire austro-h ... Lire la suiteÉcrit par : Christophe CHICLET
Patriarche grec orthodoxe d'Alexandrie et de toute l'Afrique de 1997 à 2004, Pétros VII faisait partie de cette branche très ouverte de l'église orthodoxe, tout comme le patriarche œcuménique de Constantinople et l'archevêque orthodoxe d'Albanie, en opposition à certains dirigeants ultra-nationalistes des églises autocéphales des Balkans et de l'e ... Lire la suiteÉcrit par : Jean GOUILLARD
Fils aîné de Nikita Romanovitch Romanov, neveu par alliance d'Ivan le Terrible et cousin de Fedor Ier, dernier tsar de la maison de Riourik. En haine des Romanov, Boris Godounov l'enlève à sa femme et à son jeune fils Michel pour le faire moine. Fedor Romanov prend alors le nom de Philarète (1598). Il subit le contrecoup du temps des Tr ... Lire la suiteÉcrit par : Jean GOUILLARD
Un des esprits les plus complets qu'ait connus le Moyen Âge ; un acteur privilégié de la métamorphose de Byzance, à l'aube de la dynastie macédonienne. Photius était de souche patricienne ; ses parents et ses grands-parents s'étaient distingués dans l'administration. Son oncle Taraise avait été prôtoasecretis (« chef de la chancellerie ») ... Lire la suiteÉcrit par : Bernard DUPUY
Né dans une famille de condition modeste de la région de Moscou, à Bogorodsk, le 23 juillet 1910, Serge Izvekov avait pris l'habit monastique très jeune, en 1927, et c'est alors qu'il avait reçu le nom de Pimène. Il fut ordonné prêtre en 1932 alors que les persécutions contre l’Église battaient leur plein. Ses biographies officielles présentent un ... Lire la suiteÉcrit par : Christophe CHICLET
Chef de l'Église orthodoxe autocéphale grecque pendant près d'un quart de siècle, Mgr Sérapheim a accompagné la montée de l'intégrisme dans son pays, prenant des positions toujours très nationalistes. Né sous le nom de Vissarion Tikas le 26 octobre 1913, dans le petit village agricole d'Artesianon en Thessalie, il étudie la théologie à ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT
Saint russe de la première moitié du xixe siècle, véritable icône de la spiritualité orthodoxe. Né à Koursk dans une famille de marchands, Prokhore Mochine entre à dix-neuf ans au monastère de Sarov. Il y reçoit le nom de Séraphin (« de feu »). En 1794, il se retire en ermite dans la forêt, s'enferme dans le silence, renouvelle ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT
Le saint le plus vénéré de l'Église russe, modèle même d'une spiritualité créatrice, Serge de Radonège a joué un rôle décisif pour la libération de la Russie du joug tatar et pour la renaissance de la culture russe à la fin du Moyen Âge. Vers 1350, se déclenche dans le pays le mouvement des poustynniki (« ceux du désert ») qui reprend dan ... Lire la suiteÉcrit par : Universalis
Patriarche de Jérusalem (634-638), moine et théologien, né vers 560 à Damas. Sophrone est vers 580, alors professeur de rhétorique, il renonce au monde pendant un séjour en Égypte et entre au monastère Saint-Théodose de Jérusalem. Il séjourne dans des monastères en Asie Mineure, en Égypte et à Rome en compagnie du chroniqueur byzantin Jean Moschos ... Lire la suiteÉcrit par : Jean GOUILLARD
Né à Constantinople, Taraise appartient à une famille de l'aristocratie civile qui donnera à l'Église un autre patriarche, son petit-neveu Photius. Son père fut préfet de la ville. L'impératrice Irène prend Taraise pour prôtoasecretis (premier secrétaire), puis en 784, à la faveur d'une vacance provoquée, l'élève de la condition laïque au ... Lire la suiteÉcrit par : Georges WAGNER
Mgr Georges (Tarassow) s'est trouvé pendant plus de vingt ans à la tête de l'archevêché des Églises orthodoxes russes en Europe occidentale, l'ancien exarchat du patriarcat œcuménique de Constantinople. Fondé en 1921 par le métropolite Euloge, auquel le patriarche Tikhon de Moscou avait confié la charge des Églises russes en Europe occi ... Lire la suiteÉcrit par : Jean GOUILLARD
Moine et écrivain byzantin, né à Constantinople, au cours de la querelle de l'iconoclasme, dans une caste de fonctionnaires des finances fort attachée aux traditions. Son œuvre témoigne d'une culture générale remarquable pour cette époque d'ordinaire taxée d'obscurantisme : Théodore connaît la grammaire et la poétique, mais aussi la logique aristo ... Lire la suiteÉcrit par : Richard GOULET
Patriarche d'Alexandrie de 384 à 412, Théophile a tenu un rôle de premier plan dans la politique civile et ecclésiastique de son temps. Avec le consentement tacite de l'empereur, il parvint, au prix de luttes sanglantes, à extirper d'Égypte le paganisme en détruisant les temples païens (Sérapéion, 391) et en les remplaçant par des constructions ch ... Lire la suiteÉcrit par : Christophe CHICLET
Le cent-trentième catholicos (chef religieux) de l'Église apostolique arménienne est né Lévon-Garabed Baldjian le 20 septembre 1908 à Bucarest. C'est le fils unique d'une famille d'artisans arméniens de l'Empire ottoman immigrée en Roumanie après les massacres de 1895. Sa mère était une institutrice sociale-démocrate. Il fait ses études à Bucarest ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT
Starets par qui le mouvement philocalique, à la fin du xviiie siècle, est passé du monde grec dans le monde russe. Païssi Velitchkovski, né à Poltava (Ukraine), abandonne à quatorze ans les écoles de Kiev, où une scolastique décadente, d'origine latine, dénature la tradition orthodoxe, pour recommencer l'aventure originelle du ... Lire la suiteÉcrit par : Olivier CLÉMENT
Le plus grand missionnaire, semble-t-il, de l'Église orthodoxe russe. Prêtre marié, Veniaminov devient l'apôtre de l'Alaska. En 1839, après la mort de sa femme, il est sacré, sous le nom d'Innocent, évêque du Kamchatka, des Kouriles et des Aléoutiennes. Il risque constamment sa vie dans de dangereux voyages d'île en île ou dans la toundra, convert ... Lire la suite
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