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Écrit par : André BÉRÉLOWITCH
« Ce fut une musique inconnue qui me réveilla ; j'avais déjà entendu beaucoup de chansons, de cantiques, mais jamais une mélodie comme celle-là. Vive, fantasque, enjouée, elle devenait par moments plus rapide, puis retombait, et l'air me rappelait quelque chose d'immémorial, oublié de notre génération [...] C'est alors que je reconnus la bylin ... Lire la suiteÉcrit par : Alexandre BOURMEYSTER
Durant le xixe siècle, en Russie, les cercles littéraires et philosophiques jouent un rôle intellectuel et social considérable, surtout dans les premières décennies, quand l'activité littéraire est pratiquement la seule forme d'expression possible : rôle formateur pour des adolescents insatisfaits de l'enseignement prodigué ; r ... Lire la suiteÉcrit par : Claude KASTLER
1953 : les poètes Zabolotski, Smeliakov, Martynov sont en déportation ; Boris Sloutski et Naoum Korjavine ne sont pas publiés ; Akhmatova et Pasternak vivent de traductions. La poésie officielle, que ce soit celle du vétéran S. Kirsanov ou du jeune Evtouchenko, s'étale dans les journaux et couvre les pages de livres qui ne se vendent pas, traite d ... Lire la suiteÉcrit par : Jean LADRIÈRE, Jacques LECARME, Christiane MOATTI
Dans le chapitre La littérature engagéeLa littérature engagée est un phénomène qui n'appartient pas exclusivement à notre temps. Mais la prise de conscience, à la fin du xixe siècle, de la spécificité de la « littérature », en opposition avec le langage utilitaire, va conduire le siècle suivant à des attitudes extrêmes. Écrivains et critiques oscillent entre une con ... Lire la suite
Écrit par : Guy JUCQUOIS
Le nom « ossète » n'est que la francisation de la forme russe osetin, qui n'est elle-même qu'une transposition du géorgien ovs-et-i, « pays des Os ». À son tour, l'ethnique géorgien renvoie au nom de peuple Ās, dont il n'est que la prononciation locale. On désignait jadis, en région de langue slave, ce peuple du nom de Jasij ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CATHALA
L'expression de Quatrième Génération, due au critique soviétique Alexandre Makarov, désigne les écrivains qui font leur entrée dans la littérature à la fin des années cinquante. Presque tous étaient à peine adolescents à la fin de la guerre. Élevés dans le culte de Staline, ils commencent à écrire quand le XXe Congrès vient de révéler q ... Lire la suiteÉcrit par : John BERGER, Howard DANIEL, Antoine GARRIGUES
Le réalisme socialiste est la doctrine officielle dans le domaine de l'art en vigueur tant en U.R.S.S. que dans les pays directement soumis à son hégémonie politique. Cette doctrine a trouvé sa formulation complète au cours du premier congrès des écrivains soviétiques qui se tint à Moscou en août 1934. Le réalisme socialiste exige de l'artiste « u ... Lire la suiteÉcrit par : Alexis BERELOWITCH
En Russie, la revue littéraire est une vieille tradition. De nombreux grands écrivains furent rédacteurs de revues ; Pouchkine et Dostoïevski, par exemple, fondèrent les leurs. Ces revues ont joué un rôle très important dans la vie littéraire : presque toutes les grandes œuvres du xixe siècle y furent publiées avant de l'être e ... Lire la suiteÉcrit par : Michel AUCOUTURIER, Marie-Christine AUTANT-MATHIEU, Hélène HENRY, Hélène MÉLAT, Georges NIVAT
Produit d'une société dont l'histoire est caractérisée par une suite de ruptures brutales, la littérature russe est née de la première de ces ruptures, celle qui, dans les dernières années du premier millénaire, fait de la Russie païenne évangélisée par Byzance l'un des grands États de la chrétienté médiévale. Une seconde rupture, provoquée à l'au ... Lire la suiteÉcrit par : Béatrice PICON-VALLIN, Nicole ZAND
L'année 1898 est une des grandes dates de l'histoire du théâtre européen. Elle marque la fondation du Théâtre d'art de Moscou, en réaction contre l'académisme, le vedettariat, le bas niveau du répertoire et le caractère commercial de la scène russe de l'époque. C'est sur les planches du Théâtre d'art que se produit la rencontre des deux figures fo ... Lire la suiteÉcrit par : André RADIGUET
Le groupe littéraire des Frères de Sérapion s'est formé dans le Petrograd de 1920-1921, au lendemain de la révolution, à un moment où la ruine économique et les bouleversements sociaux menaçaient en Russie l'existence même de la littérature. Il s'inscrit dans le processus de renaissance de la prose, après les années de prépondérance de la poésie, ... Lire la suiteÉcrit par : Daria OLIVIER
Important courant de pensée sociale et politique russe, entre les années 1840 et 1860, le mouvement des slavophiles naît d'une querelle historique avec les occidentalistes. Ce terme d'occidentalistes (à l'origine un sobriquet) est toujours couplé avec celui de slavophiles, mais tous deux sont arbitraires et déroutants. Car pas plus que les slavoph ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CATHALA
Dans l'histoire des lettres soviétiques, la littérature de guerre proprement dite succède à la littérature de la guerre civile presque sans solution de continuité : Cholokhov publie le dernier livre du Don paisible en 1940 et La Science de la haine en 1942. Le foisonnement de la littérature de guerre entre 1941 et 1945 relève du ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CATHALA
En remettant la terre au paysan, la révolution d'Octobre avait enlevé sa raison d'être à une tradition plus que séculaire des lettres russes : la défense du moujik. La collectivisation aggrave la rupture : à peu d'exceptions près (la première partie de Terres défrichées de Cholokhov, la poésie de Tvardovski), la littérature « kolkhozienne ... Lire la suiteÉcrit par : Leonid HELLER
Le folklore slave, qui fait volontiers siennes les mythologies orientales, et l'héritage byzantin, soumis à l'influence intermittente de l'Occident, telles sont les sources où puisent les courants séculaires de la littérature russe — le merveilleux et l'utopie. Souvent séparés, ils se fondent dans la légende de Kitèj, la ville des justes cachée au ... Lire la suiteÉcrit par : Jean CATHALA
On appelait littératures « nationales » ou littératures « républicaines » — formules également impropres bien qu'elles aient été consacrées —, les littératures soviétiques de langue non russe. La préservation, l'encouragement, parfois l'« invention » (au sens étymologique) de ces littératures ont joué un rôle capital dans la politique de rassemble ... Lire la suiteÉcrit par : Alexis BERELOWITCH
Le Parti communiste d'U.R.S.S. a toujours accordé une extrême importance à la littérature, secteur essentiel de la lutte idéologique. Ce n'est toutefois qu'en 1925 que le comité central estima que le parti devait soutenir les écrivains prolétariens communistes, tout en refusant l'hégémonie d'un groupement d'écrivains quel qu'il fût. Un changement ... Lire la suite
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